Joseph (Jean Baptiste Marie) Vendryes voit le jour à Paris (9ème), le 13 janvier 1875. C’est le fils de Albert Jean Baptiste Eugène Venryes (1842-1916), fonctionnaire, et de Marguerite Lambert (1850-1929).
Il fréquente le lycée Louis-le-Grand et obtient son baccalauréat ès lettres en 1891. Par la suite, il étudie à la Faculté des lettres de Paris, de 1891 à 1894, et obtient une licence ès lettres. Puis il est agrégé de grammaire en 1896 et devient boursier d’études en Allemagne, de 1898 à 1899, puis boursier de doctorat à la Faculté des lettres de Paris, de 1900 à 1901. Il obtient son doctorat ès lettres en 1902.
Il épouse, le 3 juillet 1906, à Lyon (Rhône), Germaine (Marie Félicie) Prevost (1885-1981). Ils auront trois enfants : Suzanne Marie Brigitte (1907-2007), Pierre (1908-1989) et Georges (1920-2014), futur physicien nucléaire.
Il est à l’origine des éditions classiques Les Belles Lettres. Élève d’Antoine Meillet, il enseigne à l’École pratique des hautes études, où il occupe la chaire de langues et littératures celtiques. Il enseigne également la linguistique à la faculté des lettres de l’université de Paris à partir de 1907 ainsi qu’à l’École Normale Supérieure de 1920 à 1936.
En 1925, ses collègues, élèves et amis lui offrent un volume de Mélanges. En 1936, il refonde la Revue Celtique sous le nom d’Études celtiques. Par ailleurs, il est membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres.
Doyen de la Faculté des lettres de Paris de janvier 1938 à la fin novembre 1944, c’est un administrateur efficace dans des temps difficiles et son absence d’attitude collaborationniste lui vaut d’être arrêté quelque temps par l’occupant. Puis, en avril 1944, le ministre de Vichy le relève de ses fonctions.
Il meurt le 30 janvier 1960, à Paris. Il repose avec son fils, le physicien Georges Vendryes (1920-2014), et le latiniste Pierre Flobert (1929-2026), sans que nous sachions le lien avec ce dernier.
Publications :
- Recherches sur l’histoire et les effets de l’intensité initiale en latin, Klincksieck, Paris (1902) ;
- Traité d’accentuation grecque, Klincksieck, Paris (1904) ;
- Grammaire du vieil-irlandais : phonétique – morphologie – syntaxe, Guilmoto, Paris (1908) ;
- Le Langage, introduction linguistique à l’histoire (1921, rééd. Albin Michel 1968) ;
- (avec Antoine Meillet), Traité de grammaire comparée des langues classiques, Honoré Champion, Paris (1924) ;
- La poésie galloise des XIIe – XIIIe siècles dans ses rapports avec la langue, Clarendon Press, Londres (1930) ;
- La position linguistique du celtique, Humphrey Milford Amen House / Oxford University Press, Londres (1937) ;
- « La religion des Celtes », dans Mana : Introduction à l’histoire des religions, t. II : Les religions de l’Europe ancienne, fasc. 3 : Les religions étrusque et romaine ; les religions des Celtes, des Germains et des anciens Slaves, PUF, Paris (1948, rééd. Coop Breizh, Spézet, 1997) ;
- Choix d’études linguistiques et celtiques, Klincksieck, Paris (1952) ;
- Lexique étymologique de l’irlandais ancien, CNRS éditions, Paris (1959)
Sources : Les manuscrits de Joseph Vendryes: premier état des lieux ; Wikipedia ; Geneanet. Date de création : 2026-09-29.
