Achille Vital Labat voit le jour à Paris en 1819. C’est le fils de Jean Labat, inspecteur des carrières, et de Julie Gorisse.
Il épouse, le 14 juin 1847, à Paris (5ème), Clémence Justine Robillard (1827-1908). Ils auront deux enfants : Jules Louis (1851-1914), futur avocat, et Léon Augustin (1853-1934), futur sous-intendant militaire.
Il hérite de l’hôtel Labat, au 71 rue Marcadet, à Paris (18ème), à la mort de sa mère, en 1797. Celui-ci avait été construit en 1663 et acheté par son père, le maître carrier Gorisse, en 1794. Il l’habite alors. Il ne reste rien de cet hôtel particulier aujourd’hui.
Artiste peintre, dessinateur et lithographe, en 1849, il expose au salon un portrait au pastel. C’est aussi un illustrateur de livres, aujourd’hui conservés à la Bibliothèque Nationale de France.
C’est aussi un propriétaire de terrains. Il est adjoint au maire de 1860 à 1862, puis maire du 18ème arrondissement en 1869-1870. Il acquiert alors une relative popularité en faisant paver à ses frais une voie boueuse, sur ses terrains, ce qui lui permet d’attirer les promoteurs et de vendre à meilleur prix les parcelles à lotir. Cette voie devient la rue Labat.
C’est ensuite un délégué cantonal pour l’instruction primaire.
Il décède le 18 mai 1880, à l’âge de 61 ans, à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne), et il rejoint la chapelle le 22 mai. Il repose avec son fils, Léon Augustin Labat (1853-1934), sous-intendant militaire.
Distinctions : officier de l’instruction publique.
Hommages : La voie qu’il a fait paver et lotir porte son nom dans le 18ème arrondissement.
Sources : Archives départementales de la Seine (Registre des entrées du cimetière) ; Archives départementales de la Haute-Garonne (Décès de Bagnères-de-Luchon) ; Geneanet. Date de création : 2026-05-12.
