MOURLOT Maurice (1906-1983)
France

Maurice Mourlot voit le jour le 20 janvier 1906, à Paris.  Son père, Jules Mourlot est imprimeur-lithographe. Le jeune garçon va à l’école primaire Turgot, de 1920 à 1923.

En 1922, il commence à travailler à l’imprimerie familiale, au 18 rue de Chabrol, à Paris. Celle-ci est dirigée par Fernand, son frère aîné, depuis la disparition de leur père, en 1920.

Entre 1928 et 1958, il réalise des affiches d’expositions pour les musées nationaux, la Bibliothèque nationale, et des  musées de province. En copiant à l’huile les œuvres des grands peintres pour les reporter ensuite sur la pierre, il acquiert une parfaite maîtrise des techniques picturale et lithographique. En 1934, sa première exposition a lieu à la galerie Le Balcon à Paris.

Il est membre du Salon des indépendants de 1936 à 1946 (sauf pendant les années de guerre). Il reçoit, en 1937, le prix de peinture de la ville de Paris. C’est un séjour d’une année en Afrique du Nord d’où il rapporte une centaine d’œuvres (huiles, aquarelles, dessins). Le 3 septembre 1939, il est mobilisé dans la compagnie du Génie chargée du camouflage avec d’autres peintres et sculpteurs.

En 1941, sur les conseils d’un ami, le peintre-graveur Pierre Eugène Clairin (1897-1980), il acquiert l’ancienne mairie école de Saint-Loup-de-Naud (Seine-et-Marne) et s’y installe avec Marcelline, sa compagne.

De 1947 à 1959, il effectue de brefs séjours au Maroc, aux Pays-Bas, en Algérie, en Angleterre et en Suisse. Dessinateur et lithographe, c’est l’œil artistique de l’imprimerie Mourlot. Il aide ainsi nombre de peintres à reporter leurs œuvres sur la pierre. En 1953, avec son ami, Charles Sorlier, futur lithographe attitré de Marc Chagall, il réalise la grande lithographie de La Fée Électricité pour Raoul Dufy.

On lui doit aussi des tableaux à l’huile : paysages et cours de ferme, natures mortes, bouquets, scènes de marché, nus, autoportraits, animaux domestiques, oiseaux, animaux du jardin des Plantes.

Jusqu’en 1971, il travaille chez l’éditeur Pierre Bordas où il réalise, entre autres, la mise en page et l’iconographie des manuels de littérature française Lagarde et Michard.

À la mort de sa compagne, il s’installe en 1968 dans un petit atelier d’artiste, rue de la Tombe Issoire, à Paris (14ème), où il meurt le 15 mars 1983,

Illustrations :

  • Colette, Douze dialogues de bêtes, éditions du Moulin de Pen-Mur, Paris (1945) ;
  • Edmond Rostand, Chantecler, Rombaldi, Paris (1946) ;
  • Louis Pergaud, De Goupil à Margot, éditions Henri Kaeser, Lausanne (1948) ;
  • Jean Estéoule, Promenade en Provence , 52 lithographies, éditions Jean Estéoule (1954) ;
  • Joseph Kessel, Le Lion, éditions André Sauret, Monte-Carlo (1972).

Distinctions : chevalier des Arts et des Lettres (1960).

Sources : Wikipedia. Date de création : 2026-04-29.

Photos

Monument

Inscriptions : Famille MOURLOT

Eugène MOURLOT, 1867-1906.
François MOURLOT, 1826-1908.
Yvonne MOURLOT, 1897-1916.
Madame J. MOURLOT, née Clémence GADRA, 1861-1918.
Mme BLONDIN, née Berthe MOURLOT, 1884-1949.
Paul Louis MOURLOT, 22 mai 1883 – 9 avril 1912.
Pauline MOURLOT, née LEGER, 1836-1914.
Monique BLONDIN, 1914-1918.
Jules Charles MOURLOT, 1857-1920.

Photos


Date de la dernière mise à jour : 23 juin 2026