Guillaume Valensi voit le jour le 4 mai 1881, à Tunis (Tunisie). C’est le fils de Joseph Valensi (1844-1908), vice-consul d‘Autriche à Tunis, et de son épouse Emilie Henriette Levy (1859-1940). Tunisien, naturalisé autrichien par de travail de son père, il se fait naturaliser français en 1904 et fait partie de l’élite juive à Tunis.
Il devient avocat à la cour d’appel de Paris.
En 1911, il est impliqué, avec son frère Théodore, dans l’affaire des décorations. C’est un trafic de délivrance de diplômes et de décorations dont celles de l’ordre du Nichan-Iftikhar, premier ordre tunisien dont Gabriel Valensi, son oncle est le secrétaire général. On juge l’affaire en en juillet 1912 en son absence de Guillaume, lequel reconnu dément et interné, bénéficie d’un non-lieu !
Anarchiste, il se lie avec Louis Raimbault dont il fréquente le milieu libre de Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Il est lié à plusieurs affaires d’escroquerie aux assurances. Inquiété au moment de l’affaire Bonnot, il ne figure néanmoins pas parmi les inculpés. Après la guerre, il participe aux causeries populaires organisées par Louis Louvet et Simonne Larcher, rue de Lancry, à Paris (10ème), le mercredi soir.
Il épouse Lydia Lozinsky dont il aura un enfant. Puis divorcé, il épouse Annette Pauline Müller dont il aura aussi un enfant.
Il meurt le 24 septembre 1957, chez lui, 93 rue Geoffroy, à Paris (17ème), et on l’inhume le 27 septembre. Il repose avec son frère, Théodore Valensi (1886-1959), avocat et député.
Distinctions : officier du Nichan Iftikhar.
Sources : Archives départementales de la Seine (Registre des entrées du cimetière, Décès du 17ème) ; VALENSI Guillaume – Maitron. Date de création : 2025-12-26.
