LAUNAY Louis de (1860-1938)
France

photo anonyme - Source Annales des Mines

Louis Auguste Alphonse de Launay voit le jour le 19 juillet 1860, à Paris (9ème). C’est le fils du photographe Alphonse de Launay (1827-1906) et de Marie Constance Chastellain (1836-1919), héritière du château d’Honguemare-Guénouville (Eure). Il sort classé 3ème de Polytechnique puis entre à l’École des mines de Paris en 1881.

Il est très vite passionné par les sciences de la Terre. D’abord nommé ingénieur des mines à Moulins (1885), puis à Dijon (1889), il devient professeur à l’École des mines de Paris.

En parallèle, il occupe d’autres fonctions, notamment dans la propagande franco-espagnole (1920), la présidence de la Compagnie des mines de la Grand’Combe (1920) et la direction de la carte géologique de France (1931).

En 1889, il succède à Alfred Fuchs à la chaire de géologie appliquée de l’École des mines. Il y restera jusqu’en 1935. Il est aussi professeur de géologie, minéralogie et paléontologie à l’École nationale des ponts et chaussées et professeur à l’École des sciences politiques.

Son domaine scientifique de prédilection est l’étude des gisements métallifères, notamment les gisements d’or, dont il essaie de déterminer la genèse, la tectonique et la répartition. Il s’intéresse aussi aux mines de diamant africaines.

En 1895, la Banque française d’Afrique du Sud l’embauche comme ingénieur-conseil, en pleine spéculation boursière sur le gisement d’or sud-africain. La société va fusionner avec une autre en 1901, mais Louis de Launay poursuit ses travaux sur le sujet, dont il devient un spécialiste.

Comme historien des sciences, il fait faire des progrès aux biographies d’Ampère, des Brongniart et de Monge. Il écrit aussi quelques romans et compose, de 1885 à 1937, des poèmes utilisant des mots simples et des vers courts.

Il épouse, en 1896, Marguerite (1874-x), la fille du physicien Alfred Cornu. Ils auront trois enfants :

  • Pierre, né en 1897, aviateur, et mort le aux commandes de son appareil,
  • Antoinette, née en 1899 qui épousera Pierre Eugène Fournier (1892-1972), gouverneur de la Banque de France,
  • Solange, née en 1901 qui épousera Jacques Renouard.

Il est directeur de la revue La Nature, de 1904 à 1919. Catholique pratiquant, grand ami de Pierre Termier, il s’intéresse à l’avenir du christianisme. En 1912, il devient membre de l’Académie des sciences, puis, en 1921, de l’Académie d’agriculture. En 1931, il est nommé inspecteur général des mines de première classe.

Il meurt le 30 juin 1938, à Paris. Il repose avec son frère, l’officier aviateur Pierre de Launay (1897-1917), et l’architecte Jean Augustin Mareux (1762-1840), inspecteur des travaux du Palais des Tuileries, sans que nous sachions le lien avec ce dernier.

Publications :

  • Les Mines d’or du Transvaal (1896) ;
  • Les Diamants du Cap (1897) ;
  • Le christianisme.

Œuvres : Orphée (1922).

Distinctions : chevalier (23 janvier 1901), officier (18 juillet 1919), commandeur (18 octobre 1933) de la Légion d’honneur.

Sources : Base Léonore (Légion d’honneur) ; Geneanet ; Wikipedia. Date de création : 2022-01-04.

Photos

Monument

Inscriptions :

Pierre de LAUNAY, sous-lieutenant aviateur, chevalier de la légion d’honneur, Courtenay 28 août 1897, mort pour la France, Ham 23 avril 1917.

Louis de LAUNAY, membre de l‘Institut, professeur à l’école des Mines, inspecteur général des mines, commandeur de la Légion d’honneur, 19 juillet 1860 – 30 juin 1838.

Jeanne Marie, […].

Augustin Louis, MAREUX, architecte, chevalier de la légion d’honneur, inspecteur des travaux […], Palais des Tuileries, décédé à Paris, […].

Jacques Pierre, VINCENT SERRURIER, décédé à Paris le 10 mars, âgé de 59 ans.

Albert VINCENT, fils de Louis Julien Alexandre […].

Louis Julien Alexandre, VINCENT, architecte, […] des travaux, […] à Paris, […].

Flore Zélia, MAREUX, veuve de L.J.A. VINCENT, décédée le 25 février 1874, âgée de 74 ans.

Marguerite CORNU, épouse de Louis de LAUNAY, 30 mai 1874, 14 avril […].

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Date de la dernière mise à jour : 15 octobre 2026