VASSEUR Gaston Casimir (1855-1915)
France

photo anonyme - Source ASNAT

Gaston Casimir Vasseur voit le jour à Paris en 1855, dans une famille bourgeoise. Il passe une partie de son enfance à Hyères (Var) où il reçoit l’éducation d’un précepteur particulier qui lui donne très tôt un gout prononcé pour l’histoire naturelle et pour la géologie.

Après un baccalauréat à Paris, il prépare une licence d’histoire naturelle et, s’il se consacre tout d’abord à la zoologie, pour mieux se préparer à des recherches de paléontologie. Seul, ou sous la direction de Hébert et de Munier-Chalmas, il explore en amateur les carrières et gites fossilifères du Bassin de Paris.

On lui doit la découverte, à Vitry-sur-Seine, d’un squelette entier de Palaeotherium magnum, conservé au muséum d’histoire naturelle de Paris. Sous la direction de Gervais, il décrit de 1873 à 1878, de nombreux vertébrés du «Gypse parisien». Il entreprend, dès 1876, l’étude des terrains tertiaires de la partie orientale de la Bretagne, qu’il va fructueusement comparer avec le Tertiaire de Gironde et du Bassin parisien auquel il va, de 1876 à 1881, consacrer de nombreux articles.

Il soutien sa thèse en 1881 « Recherches géologiques sur les terrains tertiaires de la France occidentale ». Il n’a que 25 ans. Ce travail lui vaut le prix Viquesnel et un prix de l’Académie des Science. En 1882, il s’attèle, avec l’aide de son cousin Léon Carez, à la réactualisation de la carte de géologique de France au 500 000e, publiée en 1885.

Elle sera suivie, en 1889, d’une édition au millionième qui recevra, la même année, la médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris. En 1888, alors qu’il enseigne au cours libre de paléontologie de la faculté de Paris, il est nommé, à sa demande, à l’université de Marseille dont il va, 3 ans plus tard, occuper la chaire de géologie. Sa carrière prend un nouvel essor.

Nommé collaborateur de la Carte géologique, il se voit confier la lourde tâche de lever la carte géologique de l’Aquitaine, travail énorme qui l’occupera jusqu’à sa mort et lui fera lever les dix-huit cartes au 80.000e qui étaient restées vierges dans le Bassin d’Aquitaine. Plusieurs de ses élèves l’aideront dans cette tâche dont Répelin et Blayac, Savornin, Bresson, Carez, Fournier. A la fin du 19e siècle, l’équipe marseillaise qu’il dirige s’attèle à la cartographie du Castrais et de l’Albigeois.

Une excellente colonne stratigraphique en est tirée, publiée par Blayac, en 1930, à l’occasion du centenaire de la Société géologique de France. En Provence, il étudie notamment le Crétacé supérieur de Martigues et le Tertiaire du Bassin d’Aix. En 1900, il est chargé par le Ministère de l’Intérieur d’étudier l’approvisionnement en eau des Bouches-du-Rhône, du Var et de plusieurs départements aquitains.

Il participe à la fondation d’un Institut chargé de former des explorateurs pour les Colonies, mais démissionne de ses fonctions à la suite d’un différent. Ce qui ne l’empêche pas de créer le Service géologique de l’Indochine et de fournir de nombreux collaborateurs à l’établissement de la Carte géologique d’Algérie.

A la mort du zoologiste et botaniste Marion, la ville de Marseille lui offre, en 1904, la direction du Muséum d’Histoire naturelle de la ville qu’il enrichit, notamment, de la collection Matheron et de la collection Reynès. Ses travaux en archéologie et en préhistoire sont moins connus. Il est, avec M. Dalloni, l’un des fondateurs de la Société archéologique de Provence dont il est plusieurs fois le Président.

Peu de temps avant sa mort, il publie un important mémoire : les « Origines de Marseille ». Parti de Marseille pour fouiller le gisement de vertébrés qu’il avait découvert à Launac, près d’Agen, il fait une halte à Bach « petit village du Lot où il possède quelques biens » où il décède le 5 octobre 1915, à l’âge de 60 ans, probablement victime d’un accident cardiaque.

Sources : -. Date de création : 2019-12-30.

Monument

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Date de la dernière mise à jour : 14 avril 2021