TURENNE Henri Amédée, comte de (1776-1852)
France

portrait par Jacques Louis David, 1816 - Carlsberg Glyptotek, Copenhague (Danemark)
Chambellan et officier d'ordonnance de Napoléon Ier

Henri Amédée (Mercure), comte de Turenne, marquis d’Aynac, nait le 13 septembre 1776 à Pau (Basses-Pyrénées). Ce personnage haut en couleurs est bien oublié de nos jours, pourtant, il occupe un rôle de tout premier plan sous le Premier Empire. Il est présenté de minorité, en 1779, à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem mais ne prononcera jamais ses vœux à l’Ordre et se mariera en 1799. Lors de la Révolution française, il refuse d’émigrer et veut reprendre du service militaire ; mais, incarcéré à Lyon pendant la Terreur, il n’est remis en liberté qu’à la chute de Robespierre et sert à l’armée des Pyrénées occidentales.

Le décret de 1794 contre les nobles le force à quitter l’armée. Il reste dans la vie privée jusqu’à la proclamation du Premier Empire et il est l’un des premiers à s’y rallier. Tandis que sa femme devient dame du palais de l’impératrice Joséphine, lui-même est attaché à la personne de l’empereur Napoléon comme d’officier d’ordonnance et fait en cette qualité la campagne de Prusse de 1806. Nommé chef d’escadron après Tilsitt, il est chargé de rapporter en France les drapeaux pris à l’ennemi. Il sert ensuite en Pologne (1807), au Portugal, en Espagne où il passe chef d’escadron. Il commande en Autriche un régiment de cavalerie, puis se voit confier une mission en Italie.

Chambellan de l’Empereur après la bataille de Wagram (1809), il devient premier chambellan et maître de la garde-robe en 1812, puis colonel pendant la campagne de Russie. Il suit Napoléon pendant la campagne de France, assiste aux adieux de Fontainebleau, mais ne peut obtenir l’autorisation d’accompagner l’Empereur à l’île d’Elbe. Louis XVIII le nomme sous-lieutenant aux mousquetaires gris, mais il se démet de ces fonctions. Durant les Cent-Jours, il reprend son service auprès de l’Empereur, fut nommé général de brigade le 3 juin 1815. Il assiste aux batailles de Ligny et de Waterloo, où il tente des efforts désespérés contre les gardes anglaises.

La seconde Restauration lui supprime ses titres et ses fonctions. Il voyage alors à l’étranger, par autorisation du ministre de la Guerre d’août 1815 à août 1816, date à laquelle il est admis à la demi-solde. Mais, en raison du grand nom qu’il porte, il rentre bientôt en grâce et est nommé maréchal de camp honoraire, le 31 octobre 1829. Il se rallie à la monarchie de Juillet et prend, quelque temps, une part assez importante aux travaux de la Chambre haute, surtout aux questions relatives à l’organisation militaire. Frappé de cécité au bout de quelques années, il termina ses jours à la retraite. Il meurt à Paris en 1852.

Titres : Comte de l’Empire (11 novembre 1813), Pair de France (2 juin 1815, annulé puis de nouveau le 19 novembre 1831). Distinctions : chevalier (28 juin 1807), officier (18 août 1813), commandeur (28 novembre 1831), grand-officier de la légion d’Honneur (8 février 1832), chevalier de Saint-Louis, chevalier de la Réunion, chevalier de Malte, chevalier du Mérite Militaire de Maximilien Joseph de Bavière.

Sources : Base Léonore (Légion d’honneur), Wikipedia. Date de création : 2007-01-30.

Monument

Photos


Date de la dernière mise à jour : 7 février 2021