Victor Tim Naing voit le jour le 13 mai 1928, à Kompong Cham (Cambodge, alors sous protectorat français). C’est le fils de Sarou Tim. Il fait partie d’une génération marquée par les bouleversements de l’histoire en Extrême-Orient.
En 1946, il s’engage dans l’armée française au sein du Corps Expéditionnaire en Extrême-Orient et participe aux opérations de la guerre d’Indochine. Il y fait preuve de courage et de discipline, gravissant les rangs jusqu’au grade de sergent-chef.
À l’indépendance du Cambodge, il rejoint les rangs de l’Armée Royale Khmère. Formé à l’École Militaire Cambodgienne, il en sort major de promotion. Il prend part à la structuration et au développement des forces armées nationales. Sa carrière le conduit jusqu’au grade de général de brigade.
A partir des années 50, il occupe des fonctions importantes au sein de l’armée et du ministère de la Défense. Il travaille notamment dans la logistique, l’organisation et la coopération militaire. Il suit aussi plusieurs formations en France : à Tours (1956–1957), à Pau (1957), puis à Saumur (1958–1959).
En 1966, il se marie au Cambodge avec Marina Nong Siphan.
Profondément attaché à la personne du roi, il demeure toute sa vie un fidèle Sihanoukiste. En 1970, à la suite du coup d’État, il se retrouve malgré lui dans l’armée du régime de Lon Nol. Refusant de combattre ses propres frères d’armes, il répond à l’appel lancé depuis Pékin par le prince Norodom Sihanouk et rallie les forces restées loyales au souverain.
Il rejoint Pékin en mai 1971 et devient aide de camp du prince Norodom Sihanouk, chef de l’état du Cambodge. Il s’installe ensuite en France en 1974, en exil.
Au début des années 1980, il est membre fondateur du FUNCINPEC (Front uni national pour un Cambodge indépendant, neutre, pacifique et coopératif), contribuant activement à son organisation et au recrutement de ses membres. À cette période, il est nommé général de brigade par le roi Norodom Sihanouk, en reconnaissance de son engagement et de sa fidélité.
Domicilié 50 boulevard de la Villette, à Paris (19ème), il s’est éteint, le 9 juillet 1989, à l’hôpital du Val-de-Grâce, à Paris (5ème).
Publications :
- Historique du train du Laos, Montargis, Imprimerie E.A.T. (1982).
Distinctions : croix de Guerre des théâtres d’opérations extérieurs ; croix du combattant ; médaille coloniale.
Un grand merci à Pekini, fille du général, pour son aide à la rédaction de cette notice.
Sources : -. Date de création : 2026-01-03.
