SMITH William Sydney, sir (1764-1840)
Grande-Bretagne

portrait anonyme, 1802 - Collection privée

William Sydney Smith voit le jour le 21 juin 1764. Ce grand marin britannique commande en 1799 la division navale anglaise qui participe à la défense de Saint Jean d’Acre. Il joue un rôle capital et déterminant durant le siège de la ville, en s’emparant des navires français transportant l’indispensable artillerie nécessaire aux troupes de Bonaparte.

Sans cette aide précieuse pour détruire les remparts de la ville, les assaillants sont tenus en échec. Sydney Smith est écœuré par les atrocités perpétrées par son allié turc contre les français en 1800. Il relance alors les négociations, espérant réellement aboutir à la paix.

Il signe avec le général Kléber la convention d’El Arich, qui prévoit entre autre, le rapatriement en France, avec armes et bagages, du corps expéditionnaire français, après, bien sûr, la libération de tous les prisonniers. Mais, le général Kléber commet l’erreur de tenter de faire parvenir des courriers au Directoire, faisant état de l’état de délabrement de l’armée française.

Le gouvernement anglais, qui a lu ces fameuses missives, refuse de ratifier cette convention. Résultat : les français doivent se constituer prisonniers. Dos au mur, les dix mille hommes de Kléber se sentent trahis, ayant évacués leurs positions initiales conformément à la convention signée.

Le 20 mars 1800, ils se retrouvent à affronter à Héliopolis les soixante-dix-mille turcs du Vizir Yussuf Pacha. Au soir de ce fameux 20 mars, il a fait fuir toute l’armée turque  dans le désert. Pour un temps, l’Egypte est encore française. Sydney Smith devient contre-amiral en 1805, c’est lui qui protège la Sicile lorsque les français occupent Naples.

Il est présent lors de l’embarquement de la famille royale du Portugal en 1807, qu’il accompagne au Brésil dans leur exil. Il ne rentre en Angleterre qu’en 1810. En 1821, il devient amiral.

William Sydney Smith décède à Paris, le 26 mai 1840. En se rappelant son action à Saint-Jean-D’acre, Napoléon a dit de lui « cet homme m’a fait manquer ma fortune ».

Sources : -. Date de création : 2006-05-30.

Photos

Monument

La sépulture a fait l’objet d’une restauration. A l’origine, la tombe était ornée de l’inscription suivante :

Paix au héros qui se dressa, indomptable,
Quand les rues de Saint Jean d’Acre s’inondèrent de sang ottoman;
Dans la France guerrière où le grand Napoléon prit essor,
L’homme qui mit un frein à ses conquêtes trouva le repos.
L’Angleterre, estimant ses triomphes comme siens, lui a édifié sa pierre monumentale.
Ce tombeau qui marque la place où il est inhumé a été élevé par des amis, avec lesquels il vécut jusqu’à sa mort en témoignage de leur admiration.
Ci-git : Le vaillant cœur du fils de l’Angleterre Sidney Smith.

Inscriptions : Sepulture Sydney SMITH

Sir William Sydney SMITH Admiral of the Red, Grand cross of the order of the Bath and Grand cross, of Several foreign orders &…, Born 21th June 1764, Died 26 of May 1840.
(Anglais : Sir William Sydney SMITH amiral de la grande croix rouge de l’ordre du Bain et de la grande croix de plusieurs ordres étrangers, etc. Né le 21 juin 1764, décédée le 26 mai 1840.)

Peace to the hero who undounted stood
When Acres streets were red with Turkish blood
In war like France where great Napoleon rose
The man who checked his conquest finds repose.
England who claims his triumphs as her own
Has raised for him her monumental stone.
This tomb which marks his grave is now supplied
By friends with whom he lived midst whom he died.
A tribute to his memory – Here beneath
lies the bold hearth of England. Sydney Smith.

(Anglais : Paix au héros […] qui,
Quand les rues d’Acres étaient rouges de sang turc,
Dans la guerre contre la France où le grand Napoléon s’est levé,
L’homme qui a arrêté sa conquête trouve le repos.,
L’Angleterre qui revendique ses triomphes comme les siens,
A élevé pour lui sa pierre monumentale.
Ce tombeau qui marque sa sépulture est maintenant entretenu
par les amis avec qui il a vécu et au milieu de qui il est mort.
Un hommage à sa mémoire. – Ici se trouve
le cœur audacieux de l’Angleterre. Sydney Smith.)

CAROLINE MARY Wife of, Admiral Sir Sydney Smith, Born 10th of May 1764, Died 16th of May 1826.
(Anglais : Caroline Mary, femme de l’amiral sir Sydney Smitj, née le 10 mai 1764, décédée le 16 mai 1826.)

Beloved by all to who her worth was known
The pride of those who claimed her for their own
Her cherished life too soon attained its close
And here her mortal relics find repose
But in the mind of those who yet survive
Shall the remembrance of her virtues live
And hearts that mourn for all they held most dear
Cling to the only solace tell them here
That in that World where Faith may hope for Bliss
Her spirit dwells in endless Happiness.

(Anglais : Bien-aimée de tous ceux à qui sa valeur était connue
La fierté de ceux qui l’ont revendiquée pour la leur
Sa vie chérie a trop tôt atteint sa fin
Et ici ses reliques mortelles trouvent le repos
Mais dans l’esprit de ceux qui survivent encore
Le souvenir de ses vertus vivra-t-il
Et les cœurs qui pleurent pour tout ce qu’ils ont de plus cher
Accrochez-vous au seul réconfort dites leur ici
Que dans ce monde où la foi peut espérer la félicité
Son esprit habite dans le bonheur sans fin.)

Photos


Date de la dernière mise à jour : 22 janvier 2024