SASAKI Ken (1943-1991)
Japon

Pianiste

Ken Sasaki nait en 1943, à Sendai (Japon). Il étudie le piano dès la petite enfance. Une fois diplômé de l’Université de Tokyo des arts, il fait ses débuts en 1966. La même année, le ministère polonais de la Culture lui décerne une bourse pour un cours de deux années au Conservatoire de Varsovie, où il étudie avec le professeur Zbigniew Drzewiecki et Danuta Lewandowska, cette dernière ayant une profonde influence sur son style et sa pensée musicale. En 1969, le gouvernement japonais lui donne une bourse pour suivre les master classes du professeur Vlado Perlmutter.

Le contexte international (il a aussi passé quelque temps au Conservatoire de Leningrad) se révèle non seulement dans l’étendue de son répertoire, mais aussi dans son aisance avec les langues : polonais, français, russe et anglais, en plus du japonais, bien sûr. Il appartient à la première vague d’artistes de l’est qui conquièrent les amateurs de musique occidentale, à un moment où c’est très rare, voire exotique. En 1972, à l’âge de dix-neuf, le célèbre imprésario, Wilfred van Wyck, le fait passer au Wigmore Hall, à Londres.

Le Daily Telegraph loue alors «son équilibre et sa sensibilité musicale », tandis que le Times parlé de son « contrôle technique superbe ». Tout au long de cette période, Ken Sasaki se produit non seulement au Japon, mais aussi à travers le monde (États-Unis, Pologne, France, Hollande, Suisse, Autriche et Allemagne). En 1979, il entreprend une tournée d’un océan à l’autre des Etats-Unis, qui aboutit à un récital à New York, décrit par le critique du New York Times, comme étant « dramatique et brillant ».

A 25 ans, il établit sa résidence à Paris, et travaille avec l’Orchestre de Chambre de Varsovie, l’Octuor de Berlin, entre autres. Il refuse de participer à de nombreux festivals pour ses interprétations de Liszt, en les qualifiant de « cirques », commentaire, que certains prennent pour de l’arrogance, mais qui, en fait, révèle la modestie de sa personnalité. Son souci constant est de rester précis en respectant le compositeur, sans fioriture. Cette qualité rare lui est reconnue par les critiques.

Que ce soit à Londres, Paris, Varsovie, Berlin ou Vienne, ils parlent de son «exploration de l’âme de la musique, ne produisant pas seulement des notes, avec une sensibilité du toucher et la subtilité». Il n’est pas surprenant que son jeu de Ravel et de Chopin ait trouvé certains de ses plus grands admirateurs dans les pays de ces compositeurs eux-mêmes : en 1984, il reçoit le prestigieux prix Stéphanie Niekrasz pour son jeu de Chopin.

Son nouveau programme, comprend la Fantaisie en mi, Op.12, de Schumann, cinq Etudes de Scriabine et de Liszt et six études de Paganini. Le public est fasciné, surtout par son traitement de la hantise de Scriabine. Alors qu’il est sur le point de signer un contrat d’enregistrement international majeur, il décède à Paris en 1991, à l’âge de quarante-huit ans.

Sources : Ernest Hecht, Wikipedia. Date de création : 2011-01-12.

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Date de la dernière mise à jour : 16 février 2021