Henri Jean Victor de Saint Simon voit le jour le 11 février 1782, au château des Doucets, à Péreuil (Charente). C’est le fils de Louis Charles de Rouvroy, vicomte de Saint-Simon (1744-1790), marquis de Montbléru, capitaine au régiment Royal-Picardie, et d’Adélaïde Blanche Marie de Rouvroy de Saint-Simon Sandricourt (1759-1820).
En 1800, il s’engage comme simple hussard dans un régiment de volontaires. Il combat dans l’armée du Rhin. Il passe ensuite sous-lieutenant. Ensuite, il est officier attaché à l’état-major général, puis aide de camp du maréchal Ney. En 1806, il est grièvement blessé à la bataille d’Iéna et passe capitaine sur le champ de bataille.
Le 23 juillet 1807, il épouse Anne-Marie de Lasalle (1791-1844). Ils auront quatre enfants : Gaston Louis Talbot (1808-1819), Eugénie Louise Blanche (1810-1861), marquise d’Estourmel, Marie (1811-1834), Alix (1815-1865), vicomtesse d’Hédouville.
En 1808, promu chef d’escadron, il accompagne le maréchal Ney en Espagne. Puis, en 1809, il prend du service auprès du roi Joseph. Il commande un des régiments de sa garde, puis, en Catalogne, le 29ème régiment de chasseurs.
Au retour de Louis XVIII, il se rallie aux Bourbons. Il sert alors comme sous-lieutenant des gardes du corps du roi. Pendant les Cent-Jours, il suit Louis XVIII à Gand (Belgique). Il y reçoit, le 15 mai 1815 le brevet de maréchal de camp. Après la Seconde Restauration, il appartient à l’inspection générale de la cavalerie. Puis il commande successivement les départements du Calvados, de la Manche et du Loiret.
A la mort de son oncle, Claude Anne de Rouvroy, marquis de Saint-Simon, le 6 janvier 1819, il hérite de son titre de grand d’Espagne de 1ère classe et de marquis.
Le 5 mars 1819, il devient pair de France. Puis il représente la France durant quelques mois au Portugal, avant de passer, le 11 octobre 1820, ministre plénipotentiaire à Copenhague (Danemark). Il réussit à publier les mémoires de son lointain parent, Louis de Rouvroy, duc de Saint Simon (1675-1755), en 1828.
En 1834, le roi l’envoie à Pondichéry comme gouverneur général des possessions françaises dans l’Inde. Rappelé en France le 13 décembre 1841, il passe lieutenant général cinq jours plus tard. Il siège au palais du Luxembourg, où il soutient la politique ministérielle et se fait désormais appeler « duc ».
Son épouse meurt en 1844. Il se remarie, le 31 octobre 1850, avec Joséphine Antoinette Zénaïde Sénéchal (1813-1881).
Il commande, de 1844 à 1848, la 17e division militaire (Corse). La révolution de 1848 lui vaut sa mise à la retraite. Mais, après le coup d’État du 2 décembre 1851, il devient sénateur (16 janvier 1852). A partir de là, il soutient avec zèle le gouvernement impérial.
Il meurt à Paris (7ème), le 18 mars 1865, à l’âge de 83 ans, et est inhumé le 21 mars. Il repose avec sa mère, Adélaïde Blanche Marie de Rouvroy de Saint-Simon Sandricourt (1759-1820), sa seconde épouse, Joséphine Antoinette Zénaïde Sénéchal (1813-1881), inhumée le 2 avril 1881, son fils, Gaston Louis Talbot (1808-1819) et sa fille Marie (1811-1834).
Distinctions : membre (14 mars 1806), officier (24 août 1814), commandeur (18 mai 1820), grand officier (29 juillet 1828), grand-croix (30 décembre 1855) de la Légion d’honneur ; chevalier de l’ordre de Saint-Louis (5 juillet 1814) ; chevalier du mérite militaire de Bavière.
Sources : Archives départementales de la Seine (Registre des entrées du cimetière) ; Archives départementales des Hauts-de-Seine (Décès d’Asnières) ; Wikipedia ; Geneanet. Date de création : 2026-01-20.
