SAINT MORYS, Charles Etienne de BOURGEVIN VIALART, comte de (1772-1817)
France

Saint Morys enfant par Jean-Baptiste Greuze - Musée des Beaux Arts, Nantes (Loire-Atlantique)

Charles Etienne de Bourgevin Vialart, comte de Saint Morys, voit le jour le 17 janvier 1772. Il est maréchal de camp, lieutenant-général des armées, lieutenant des gardes du corps du Roi Louis XVIII. On lui doit un ouvrage sur la politique de l’Europe, publié en 1815, et un écrit en faveur de l’abolition de la traite des noirs.

Il se marie en 1791, à Coblence, avec Marie Anne Charlotte de Valicourt. C’est la fille de Maximilien de Valicourt et de Marie-Madeleine de Calonne, nièce du ministre Charles Alexandre de Calonne. Le 21 juillet 1817, le colonel en demi-solde Barbier-Dufay et le comte de Saint-Morys, lieutenant dans les gardes du corps du roi, s’opposent dans un duel.

Le point de départ en est l’acquisition, comme bien national, de la moitié du domaine de Saint-Morys, à Hondainville (Oise), par Barbier, qui fait raser le château familial, tandis que l’autre moitié reste en possession de la mère de Saint-Morys. Les relations se tendent après le retour d’exil du comte, qui devient maire d’Hondainville. Mis sous surveillance par le préfet en 1816, Barbier en rend responsable son voisin.

Il fait imprimer et publier une lettre dans laquelle il menace de lui «couper la figure à coups de fouet». Celle ci est accompagnée d’un post-scriptum où il prétend que c’est parce que Saint-Morys n’a pas réagi à sa lettre qu’il se voit dans l’obligation de la publier. Saint-Morys s’en va demander satisfaction, mais les conditions exigées par Barbier paraissent inacceptables au duc de Mouchy, supérieur de Saint-Morys.

Un combat à bout portant dans lequel un seul des pistolets distribués aux deux adversaires serait chargé. Furieux, Barbier fait publier une deuxième lettre «remplie d’outrages». Mouchy exige de Saint-Morys qu’il lave l’injure dans le sang et, en attendant, le suspend de ses fonctions.

Après en avoir appelé aux maréchaux de France, Saint-Morys finit par faire accepter un combat plus conventionnel, au pistolet, puis à l’épée. Son adversaire n’acquiesce qu’à la condition qu’il se termine par la mort d’un des combattants – ce qui arrive effectivement.

Distinctions : chevalier de Saint-Louis.

Sources : Wikipedia. Date de création : 2008-10-12.

Monument

Inscriptions : Diligis omnia quae sunt parcis omnibus quoniam tua sunt domine qui amas animas (Tu aimes toutes les choses qui sont, tu les épargnes toutes car elles sont tiennes, Seigneur, toi qui aimes les âmes)

Photos


Date de la dernière mise à jour : 9 avril 2021