BARTHOLOME Paul Albert Auguste (1848-1928)
France

Auteur du Monument aux morts du cimetière

Paul Albert Auguste Bartholomé voit le jour le 29 août 1848 à Thiverval-Grignon (Yvelines). C’est le fils de Paul Frédéric et de Louisa Elisa de Rodrigues Duplessis. Il épouse Prospérie Gabrielle de Fleury dite Périe, fille du marquis Prosper de Fleury le 14 février 1874 à Genève.

Albert Bartholomé entame une carrière de peintre à Genève, puis s’installe à Paris où il devient l’ami d’Edgar Degas. Il fréquente les peintres suisses installés dans la pension de famille de l’hôtel de Nice au 4, rue des beaux-arts. Il se lie ainsi avec Charles Giron (1850-1914), Gustave Henri de Beaumont (1851-1922) et Max Leenhardt (1853-1941). Mu par un grand sens de la camaraderie, il recevra régulièrement Max Leenhardt à sa table durant l’hiver 1879, alors que celui-ci se retrouve seul à Paris.

Il n’aborde la sculpture qu’en 1886 pour s’y consacrer entièrement, développant une technique mêlant la simplicité à l’émotion contenue, « proche de l’atticisme paisible des figures d’un Pierre Puvis de Chavannes ». Il conçoit toutefois un univers singulier et élégiaque qui s’inscrit dans le contexte du symbolisme des années 1890.

Son chef d’œuvre, le Monument aux morts du cimetière du Père-Lachaise à Paris, appelé aussi par l’artiste Porte de l’au-delà, reflète l’idéalisme et le questionnement métaphysique de toute la fin de siècle. Cette sculpture monumentale et spectaculaire, à laquelle il travaille pendant de longues années, lui apporte la célébrité.

Il expose avec Puvis de Chavannes à la Libre Esthétique. Au début de la Première Guerre mondiale, en 1915, il réalise le dessin définitif de la croix de guerre qui honorera des milliers de soldats.

En 1918, il organise une exposition de cartons préparatoires de Puvis de Chavannes, avec Edgar Degas et Auguste Rodin. Il meurt le 30 octobre 1928 à Paris.

Œuvres :

  • Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts : L’Adieu, 1899, marbre,
  • New York, Metropolitan Museum of Art: La Femme de l’artiste lisant, 1883, pastel et fusain,
  • Cormeilles-en-Parisis : Monument aux morts,
  • Crépy-en-Valois :
    • cimetière du hameau de Bouillant : Sépulture de MmeBartholomé née Fleury, vers 1887.
    • Monument aux morts, 1925,
  • Lyon, musée des beaux-arts : Monument aux morts, 1895-1899, haut-relief, modèle en plâtre pour le monument du cimetière du Père-Lachaise,
  • Paris :
    • cimetière de Montmartre :
      • Tombe de la famille Pam;
      • Douleur, 1900, statue en pierre ornant la tombe d’Henri Meilhac.
    • cimetière du Montparnasse: Tombe d’Honoré Champion, vers 1909.
    • cimetière du Père-Lachaise:
      • Monument aux morts, 1899, haut-relief en pierre, commandé par la Ville de Paris au Salon du Champ-de-Mars de 1895.
      • Tombe de Guillaume Dubufe, 1912,
    • musée d’Orsay :
      • La Vérité, la Philosophie et la Nature, plâtre,
      • La Gloire, plâtre,
      • La Musique, plâtre,
      • Dans la Serre, huile sur toile,
    • Panthéon : Monument à Jean-Jacques Rousseau, 1912,
    • Petit Palais : Buste de femme, marbre.
  • Saint-Jean-d’Angély : Monument aux morts, 1921,
  • Rome, Galerie nationale d’art moderne et contemporain : Les Amants de l’Au-delà.

Sources : Wikipedia. Date de création : 2006-08-13.

Photos

Monument

Le gisant en pierre est l’œuvre d’Henri Bouchard.

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Date de la dernière mise à jour : 30 mars 2021