C’est à Montdidier (Somme) que naît en 1737 Antoine Augustin Parmentier. Après des études brillantes, il commence sa carrière professionnelle dans la pharmacie. Il est pharmacien militaire à Hanovre (Allemagne) pendant la Guerre de Sept ans où il est fait prisonnier. C’est là qu’il découvre la consommation de la pomme de terre. Il ne retourne en France qu’en 1766 où il obtient alors une place d’apothicaire à la Maison Royale des Invalides.
A cette époque, une très grave disette fait rage dans tout le royaume. Il persuade les agronomes de l’intérêt de la pomme de terre comme substitut au blé, l’aliment de base en France. En 1786, pour réussir à convaincre le roi et la cour, et par là même lancer ce tubercule par un phénomène de mode, il fait accommoder diverses préparations de ce légume et le fait goûter. Mais le roi ne fait qu’apprécier la fleur qu’il porte à sa boutonnière.
Il confie néanmoins à Parmentier deux hectares dans la plaine des Sablons pour tenter la culture. Malgré les efforts de Parmentier, la vulgarisation de la pomme de terre reste limitée. Il a alors l’idée de faire garder les champs par la troupe, le jour uniquement … ce qui incite les gens, intrigués, à venir dérober des pommes de terre la nuit. C’est alors que cette culture décolle vraiment.
Puis il devient pharmacien en chef des Invalides et est nommé à l’Académie des Sciences en 1795. Membre de l’institut, il est aussi membre du Conseil Général des Hôpitaux de Paris et inspecteur-général du service de santé des armées.
C’est aussi à lui que l’on doit l’idée d’extraire le sucre des végétaux, de la betterave notamment. Ceci permettra de remédier à la pénurie de canne à sucre suite au blocus continental instauré aux Anglais par Napoléon Ier, en 1806. Il travaille aussi sur l’hygiène alimentaire, la conservation par le froid, la réfrigération des viandes…
On lui doit près de cent soixante-cinq ouvrages d’agronomie. La plupart concernent à la culture de la pomme de terre. Il finit ses jours modestement et décède en 1813.
De nos jours, son laboratoire et son atelier existent encore à l’Hôtel des Invalides, presque en l’état où il les a laissés.
Distinctions : officier de la Légion d’honneur (15 juillet 1804).
Hommages : Il a donné son nom à une célèbre préparation culinaire : un gratin de pommes de terre avec de la viande hachée. Une avenue et une station de métro, à Paris (11ème), porte son nom.
Sources : Base Léonore (Légion d’honneur). Date de création : 2005-09-10.
