OTTO Louis Guillaume, comte de MOSLOY (1754-1817)
France

Le comte Otto avec le comte Pelet par Jean-Baptiste Seele - Château de Versailles

Louis Guillaume Otto, futur comte de Mosloy, voit le jour, selon les sources, soit à Strasbourg en 1753 soit à Kork près de Kehl, dans le duché de Bade, le 7 août 1754. Il devient l’élève de Christophe Guillaume Koch et l’ami du comte Emmanuel Joseph Sieyès. En 1779, il part aux États-Unis en tant que secrétaire particulier du chevalier de La Luzerne.

Dans ce tout jeune pays, il succède en mai 1785 à François Barbé-Marbois comme secrétaire de légation puis assure par deux fois l’intérim de ses chefs comme chargé d’affaires. George Washington et les principaux membres du Congrès américain l’honorent de leur amitié. Il rentre en France fin 1792. Peu après, le Comité de salut public le nomme chef de la première division politique des relations extérieures.

Mais la journée révolutionnaire du 31 mai 1793, qui voit la chute des Girondins, provoque sa destitution et son arrestation. Il passe alors fort près de la guillotine. Il suit ensuite Emmanuel Joseph Sieyès à Berlin, en tant que secrétaire de légation, puis y reste comme chargé d’affaires quand son ami est élu Directeur. En 1800, il est nommé à Londres, d’abord comme commissaire pour l’échange des prisonniers de guerre, puis comme ministre plénipotentiaire.

Chargé d’entamer des négociations de paix avec le cabinet britannique, il négocie, en 1801, les préliminaires de la paix d’Amiens. L’année 1803 le voit en poste à Munich, à la cour de l’Électeur de Bavière. En 1805, son influence sur l’Électeur lui vaut de Napoléon une nomination au Conseil d’État. Nommé ambassadeur à Vienne en 1810, il y négocie les conditions du mariage de Napoléon avec l’archiduchesse Marie-Louise.

L’Empereur lui témoigne sa gratitude en le créant comte de Mosloy en 1810. Lors de son séjour à Vienne, Louis Guillaume Otto est naturellement en relation avec le comte Metternich, devenu chancelier de l’Empire, autre ancien élève de Guillaume Koch. Tenu à l’écart des affaires sous la première Restauration, il devient durant les Cent-Jours sous-secrétaire d’État aux Relations extérieures.

Il se retire de la vie politique au retour des Bourbons et meurt à Paris, le 9 novembre 1817. Il repose avec le beau-père de sa fille, l’homme politique Jean Pelet, dit Pelet de la Lozère (1759-1842).

Titres : comte de l’Empire (1810). Distinctions : grand-officier de la Légion d’honneur (1805).

Sources : Michaud (Louis Gabriel) Biographie universelle ancienne et moderne : Histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 45 vol., 1843-1865 ; Mariotte (Jean-Yves) Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 29, p. 2929 ; Base Léonore (Légion d’honneur) ; Wikipedia. Portrait Louis Guillaume Otto de Mosloy et le comte Pelet. Date de création : 2016-04-07.

Photos

Monument

Inscriptions : Familles OTTO et PELET

La Ctesse PELET de la LOZERE, née RODIER, décédée à Villers Cotterêts, le 12 janvier 1857.
Le Cte MEYNADIER, lieutenant général, décédé le 28 juin 1847.
Le Cte Jean PELET, de la LOZERE, né à St Jean du Gard, le 23 fer 1759, décédé à Paris le 26 Jer 1842.
Le comte OTTO de MOSLOY, décédé à Paris, le 9 novembre 1817.

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Date de la dernière mise à jour : 16 août 2023