Henri Meschonnic voit le jour le 18 septembre 1932, à Paris. Ses parents sont des juifs russes venus de Bessarabie, en 1926. Enfant caché au cours de la seconde guerre mondiale, il poursuit ensuite ses études supérieures de lettres à la Sorbonne. Puis il effectue son service militaire à Alger, au cours de la guerre d’Algérie en 1960. Ses premiers poèmes en témoignent.
Agrégé de lettres, en 1959, il enseigne d’abord à l’université de Lille de 1963 à 1968. Puis il participe à la création, en 1969, du Centre universitaire expérimental de Vincennes, avec François Châtelet, Gilles Deleuze, Jean-François Lyotard, Michel Foucault, etc. Il y enseigne la linguistique et la littérature, à l’université Paris-VIII, jusqu’en 1997.
Il devient vice-président du conseil scientifique de 1989 à 1993 et directeur de l’École doctorale « Disciplines du sens » qu’il a fondée en 1990.
L’étude de l’hébreu appris pendant la guerre d’Algérie en autodidacte le mène à entreprendre des traductions bibliques. C’est le point de départ d’une réflexion sur le rythme et sur la théorie générale du langage. C’est ce que montrent les deux premiers livres publiés ensemble, Les Cinq Rouleaux et Pour la poétique, en 1970.
Comme théoricien de la traduction, il met en avant l’historicité de la traduction. Il synthétise ses vues, dès 1973, dans Pour la poétique II, Épistémologie de l’écriture, Poétique de la traduction et surtout, en 1999, dans Poétique du traduire.
À travers une série d’essais, depuis Pour la poétique jusqu’à Politique du rythme, Poétique du rythme, en passant par Critique du rythme, Anthropologie historique du langage, il touche à plusieurs disciplines : critique littéraire, lexicographie, linguistique, traductologie, philosophie et historiographie.
En 1975, dans Le signe et le poème, il fait une critique radicale de la phénoménologie de Husserl à Jacques Derrida et de sa prétention à accomplir la poésie. En 2001, Célébration de la poésie dresse un panorama offensif de la poésie contemporaine en France. L’ouvrage est une charge contre la quasi-totalité de ses poètes contemporains.
Enfin, il est président du Centre national des lettres, devenu en 1993 Centre national du livre et membre de l’Académie Mallarmé, à partir de 1987.
Il meurt le 8 avril 2009, à Villejuif (Val-de-Marne).
Prix : Max-Jacob (1972) ; Mallarmé (1986) ; Jean-Arp de littérature francophone (2005) ; international de poésie Guillevic-ville de Saint-Malo (2007).
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Sources : Wikipedia. Date de création : 2026-02-05.
