LEBLANC Louis Camille (1827-1903)
France

Louis Camille Leblanc voit le jour le 3 septembre 1827, à Paris (2ème). C’est le fils d’Urbain Leblanc, médecin vétérinaire et membre de l’académie de médecine, et de Laure Tobiessen-Duby, son épouse.

Il fait ses études au lycée Henri-IV, puis entre à l’École Vétérinaire d’Alfort. Diplômé dans la promotion de 1848, il l’est avec Chauveau, Sanson, Weber, Capon… Il s’associe à la vie active de son père pour en augmenter tout à la fois la production scientifique et les travaux pratiques. A partir de 1849, il est vétérinaire adjoint de la Préfecture de police. Il épouse Louise Catherine Bonget-Gérard.

II collabore à la rédaction de divers périodiques : Recueil de médecine vétérinaire, Clinique vétérinaire, Archives vétérinaires. Là, il publie les observations journalières de sa pratique et toute une série de mémoires. Il s’intéresse tout particulièrement aux maladies contagieuses et réalise des communications à l’Académie de médecine à ce sujet.

Il présente des notes plus complètes au Comité des épizooties, au Conseil d’hygiène publique et de salubrité du département de la Seine, sur la police sanitaire. Les progrès de la médecine humaine attirent son attention et lui paraissent susceptibles de profiter à la médecine des animaux. Pour les suivre fructueusement, il fréquente les cliniques de l’hôpital de la Charité et se met en contact avec les médecins.

Par contre, il trouve bon d’intéresser les médecins aux progrès de la médecine des animaux. Ainsi, il écrit pour eux, chaque année, une Revue vétérinaire dans les Archives de médecine.

On le considère comme un véritable précurseur dans la police sanitaire. Il mène, avec son collègue Alexandre une lutte acharnée contre les maladies évitables : la morve, la rage, la péripneumonie, la fièvre aphteuse. Il obtient du préfet de police, Léon Renault, en 1873, une ordonnance concernant la péripneumonie contagieuse. Celle ci exige la déclaration, la désinfection et l’isolement, c’est-à-dire l’ensemble des mesures prescrites et développées depuis. L’application de ces mesures parvient à enrayer le fléau.

L’exemple sera, plus tard, d’un grand poids dans le vote de la loi du 21 juillet 1881 et de la loi du 21 juin 1898.

Leblanc est aussi un des membres fondateurs de la Société de biologie, en 1848, puis il entre à la Société centrale de médecine vétérinaire fondée par son père. Il devient membre de l’Académie de médecine pour la section de médecine vétérinaire, le 25 février 1879. Mais il est aussi membre à la Société de thérapeutique, à la Société de médecine et de chirurgie pratiques, à la Société des agriculteurs de France, à la Société de l’alimentation rationnelle du bétail.

C’est, enfin, le vice président de la société de médecine vétérinaire et le président de l’association des vétérinaires. Il décède le 7 mars 1903, à Paris (16ème).

Pour voir la liste de ses publications.

Distinctions : chevalier (3 aout 1870), officier (12 janvier 1892) de la légion d’honneur, et du mérite agricole,

Sources : CTHS – LEBLANC Louis Camille ; Base Léonore (Légion d’honneur). Date de création : 2023-11-22.

Monument

La chapelle est ornée d’un vitrail en demi cercle avec des couleurs en rayons, de facture inconnue.

Inscriptions : Sépulture DEBRUGE LEBLANC

Louis Camille LEBLANC, médecin vétérinaire, officier de la légion d’honneur, et du mérite agricole, membre de l’académie de médecine, vice président de la société, de médecine vétérinaire, président de l’association centenaire, des vétérinaires, membre du conseil des agriculteurs, de France, et de plusieurs autres sociétés savantes. Né le 3 septembre 1827, décédé le 7 mars 1903.
[…] décédé le 10 mars, à l’âge de 39 ans.
Laure TOBIESSEN-[…], veuve Urbain LEBLANC, décédée le 15 novembre […], à l’âge de quatre-vingt […].
Melle Christine LEBLANC, née le 24 juin 18[…], décédée le 3 mars […].

Photos


Date de la dernière mise à jour : 29 mai 2024