LAFARGUE Paul (1842-1911)
France

Gendre de Karl Marx, député du Nord en 1891

Paul Lafargue voit le jour à Santiago de Cuba (Cuba), le 15 janvier 1842. Les Lafargue regagnent la France en 1851, Paul est alors âgé de neuf ans. Il suit des études secondaires à Bordeaux (Gironde). Puis il fait des études de médecine à la Faculté de Médecine de Paris où il fait la connaissance de Paul Emile Proudhon.

Suite à une déclaration au premier congrès international des étudiants, à Liège (Belgique), en octobre 1865, dans laquelle il émet le souhait de voir disparaître les rubans tricolores au profit de la seule couleur rouge, il se fait exclure à vie de l’Université de Paris. Il émigre à Londres où il rencontre Friedrich Engels et Karl Marx (en février 1865), dont il épouse la fille, Laura, en 1868.

Il rentre alors en France où il devient membre de la Première Internationale. En 1866, il se fait élire au Conseil général de l’Internationale. Il y représente l’Espagne jusqu’au Congrès de Bruxelles, en 1868. Il participe à la Commune de Paris, en 1871, puis gagne l’Espagne où il fonde, à Madrid, une section marxiste (1871) de la Première Internationale.

Après s’être rendu au Portugal, il revient à Londres où il rencontre Jules Guesde. Avec ce dernier, en France, il fonde le Parti Ouvrier (1880) et son périodique, Le socialiste (1885-1904). On l’incarcère, en 1883. Il devient député de Lille, en novembre 1891, alors qu’il est à nouveau en prison. En effet, on l’a condamné pour « provocations au meurtre » après les fusillades de Fourmies (1er mai 1891) qui ont fait neuf morts chez les ouvriers.

Paul Lafargue meurt à Draveil (Essonne), le 26 novembre 1911. Il se suicide avec sa femme, septuagénaire, en 1911 en se justifiant dans une courte lettre :

« Sain de corps et d’esprit, je me tue avant que l’impitoyable vieillesse qui m’enlève un à un les plaisirs et les joies de l’existence et qui me dépouille de mes forces physiques et intellectuelles ne paralyse mon énergie, ne brise ma volonté et ne fasse de moi une charge à moi et aux autres ».

Il repose avec sa femme, Laura née Marx (1845-1911), son neveu, le député socialiste Jean Longuet (1876-1938), les fils de ce dernier, ses fils, l’avocat et journaliste Robert Jean Longuet (1901-1987) et le sculpteur Karl-Jean Longuet (1904-1981) et la femme de celui-ci, la sculptrice Simone Longuet née Boisecq (1922-2012).

Extrait (du Droit à la paresse, de Paul Lafargue) :

« Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traine à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture… »

Publications :

  • Le Droit à la paresse (1880) ;
  • Cours d’économie sociale (1884) ;
  • Le Communisme et l’évolution économique (1892) ;
  • Le socialisme et la conquête des pouvoirs publics (1899).

Sources : -. Date de création : 2009-11-24.

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Monument

Inscriptions :

Paul, Lafargue, 1842-1911. Laura, Lafargue, née Marx, 1846-1911.

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Date de la dernière mise à jour : 29 septembre 2022