KLEIN Dominique Louis Antoine, comte de (1761-1845)
France

gravure anonyme - Château de Versailles

Dominique Louis Antoine Klein voit le jour le 24 janvier 1761 à Blâmont (Meurthe), dans une famille riche, de militaires. Il sert dans la maison du roi; lieutenant d’infanterie en 1790, adjoint-général dans un régiment de chasseurs à cheval à Fleurus (armée du Nord), il s’y distingue particulièrement, ainsi que dans toutes les affaires qui suivent.

Général de brigade à l’armée de Sambre-et-Meuse, il s’y fait l’émule de gloire de l’adjudant-général Ney, se couvre de gloire à Wurtzbourg, à Bamberg où il entre, emporté par son ardeur, avec 50 dragons, sabre les impériaux qui veulent s’emparer de lui et parvient à sortir de la ville. Au combat de Weilbourg (septembre 1796) il déploie la plus rare valeur, et à la bataille de Neuwied (avril 1797) il enlève avec ses dragons une position importante, détruit le régiment de hussards de Barco et fait un grand nombre de prisonniers.

Il est nommé en récompense général de division, devient le chef d’état-major de Masséna, commanda l’avant-garde et attaque le premier à Zurich; il commande ensuite la cavalerie sur le Rhin, devant Kelh, et suit Moreau dans sa marche sur Vienne. Rentré en France, on lui donne la 1re division de dragons dans la Somme. Il va combattre sous Murat à la Grande Armée.

Après la bataille d’Iéna, il occupe, avec une division de dragons, le village de Weissensee, seul débouché ouvert à Blücher. Celui-ci arrive en effet, s’étonne de trouver le général Klein dans cette position et lui jure qu’un armistice vient d’être conclu. Klein le croit, le laisse passer avec 7 000 hommes et apprend trop tard qu’on l’a trompé. Furieux, il jure de se venger, charge dès le lendemain les Prussiens avec fureur, les taille en pièces et leur prend dix drapeaux, 1 000 hommes et un officier général.

Ensuite, en Pologne et en Allemagne, 1806 et 1807, Klein se rend terrible aux ennemis par ses charges de cavalerie. Le général Klein est appelé au Sénat Conservateur en 1807 et prend part à ses délibérations jusqu’en avril 1814. Il vote la déchéance de Napoléon Ier, ne prend point de service pendant les Cent-Jours.

L’Empereur lui a fait épouser mademoiselle d’Aremberg, fille de la comtesse d’Aremberg, dame d’honneur de l’impératrice Joséphine de Beauharnais et du gouverneur de Valençay. Il le nomme, en outre, gouverneur du palais impérial. Le général s’éteint le 2 novembre 1845. Il repose avec son fils, Eugène Joseph Napoléon (1813-1875), de son second mariage avec Mademoiselle d’Aremberg.

Titres : pair de France (1815). Distinctions : grand-officier de la Légion d’honneur (1802).

Sources : Mullié (Charles) Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer, de 1789 à 1850, Paris, 1852 ; Six (Georges) Dictionnaire Biographique des généraux et amiraux Français de la Révolution et de l’Empire (1792-1814), Paris, Gaston Saffroy, 2003 ; Base Léonore (Légion d’honneur). Date de création : 2009-02-10.

Photos

Monument

Photos


Date de la dernière mise à jour : 26 février 2021