JACCOUD Sigismond (1830-1913)
Suisse

(François) Sigismond Jaccoud voit le jour le 28 novembre 1830, à Genève (Suisse). Sigismond Jaccoud se rend à Paris en juin 1849, pour y suivre des études médicales. Il est premier au concours de l’externat en 1854 et interne dès 1855.

En 1860, il réussit son doctorat en médecine avec sa thèse :Des conditions pathogéniques de l’albuminurie. Il passe les concours et est reçu premier au médicat des hôpitaux en 1862, et à l’agrégation en 1863. Il se fait naturaliser français en 1862.

En 1864, à la demande de Rayer, doyen de la faculté de médecine, le Ministre de l’Instruction publique le charge d’une mission scientifique portant sur l’organisation de l’enseignement médical en Allemagne. À son retour, il rédige et publie un Rapport sur l’organisation des facultés de médecine en Allemagne.

Cette expérience à l’étranger le désigne naturellement pour organiser le premier Congrès médical international, en 1867, lors de l’Exposition universelle de Paris.

Entre 1864 et 1886, il coordonne la publication des quarante volumes du Nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, surnommé « Le Jaccoud ». Ce dictionnaire présente l’état de la médecine pratique (pathologie médicale, chirurgicale, obstétricale…) durant la deuxième moitié du 19ème siècle. Sigismond Jaccoud traduit aussi la Clinique Médicale de Graves.

Dès 1870, il est médecin des hôpitaux de Paris, à l’hôpital Lariboisière, et devient professeur de pathologie interne en 1877. En 1883, il passe à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Il exerce également à l’hôpital Saint-Antoine où il a pour élève l’interne Paul Georges Dieulafoy.

Sigismond Jaccoud donne de nombreuses conférences sur le rhumatisme, le rhumatisme articulaire aigu, la tuberculose et la cardiologie. Il souligne combien il est nécessaire d’approfondir les examens cliniques, l’épidémiologie, la recherche et l’enseignement.

Par ailleurs, le 2 janvier 1877, il est membre de l’Académie de médecine, dont il deviendra président en 1898, puis secrétaire perpétuel de 1901 à 1913 et président pour 1913. Sigismond Jaccoud meurt le 26 avril 1913, à Paris.

Hommages : Sigismond Jaccoud a laissé son nom à la « fièvre dissociée de Jaccoud », fièvre avec pouls lent et irrégulier dans la méningite tuberculeuse chez les adultes, au « rhumatisme de Jaccoud » (appelé également « maladie de Jaccoud ») qui est une arthropathie chronique déformante caractérisée par son indolence et par sa réductibilité, à la « maladie de Jaccoud-Osler » (ou « endocardite d’Osler »), au « signe de Jaccoud », à « la triade de Jaccoud », et à « la main de Jaccoud ».

Publications :

  • Des conditions pathogéniques de l’albuminurie, [Thèse de médecine n° 121, Paris], A. Delahaye, 158 p. (1860) ;
  • Leçons de clinique médicale: [faites à l’hôpital de la Charité], Adrien Delahaye, 876p. (1867) ;
  • Traité de pathologie interne, A. Delahaye, 3 vol. (824 p. ; 896 p. ; 382p.) [appendice aux quatre premières éditions] (1870-1877) ;
  • Curabilité et traitement de la phtisie pulmonaire, [leçons faites à la Faculté de médecine], A. Delahaye et E. Lecrosnier, 484 p. (1881).

Distinctions : chevalier (13 août 1866), officier (10 avril 1877), commandeur (25 novembre 1902) de la Légion d’honneur.

Sources : Base Léonore (Légion d’honneur), Wikipedia. Date de création : 2016-03-19.

Photos

Monument

Inscriptions :

Docteur Sigismond Jaccoud, professeur honoraire à la faculté de médecine, secrétaire perpétuel de l’académie de médecine, commandeur de la légion d’honneur, 1850-1913

A la mémoire de Jeanne Marie JACCOUD, née LANDY, […], et de Jean François JACCOUD, 1871. Ici reposent […]

Mme Vve de MARTIGNONI, née Elena SZACCABAROZZI, 1919-1903.
Mme JACCOUD, née Essila de MARTIGNONI, 1846-1909.
Mathilde Walburga Maria Anna, de MARTIGNONI, 1852-1932.

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Date de la dernière mise à jour : 16 août 2022