George Enescu voit le jour le 19 août 1881, à Liveni-Vîrnav (Roumanie). Il commence à jouer du violon à 4 ans et à composer à 5 ans. Puis il étudie au conservatoire de Vienne de 1888 à 1894. Il suit les cours de contrepoint et de fugue avec Robert Fuchs, de piano avec Ludwig et de musique de chambre avec Hellemesberger. Là, il rencontre, en 1894, Brahms qui assiste quelquefois aux répétitions de ses élèves.
Puis il vient à Paris, en 1895, pour poursuivre ses études musicales au Conservatoire de musique : la composition avec Jules Massenet et Gabriel Fauré, le contrepoint avec André Gedalge, le violon avec Martin-Pierre Marsick. Il s’y lie notamment d’amitié avec Alfred Cortot, Lazare-Lévy, Pablo Casals, Jacques Thibaud, Maurice Ravel, Jean Roger-Ducasse, Florent Schmitt, François Cholé et Paul Dukas. C’est rapidement un compositeur et un violoniste virtuose, qui est aussi chef d’orchestre.
Il fréquente les salons parisiens, notamment ceux de la princesse Bibesco, et voyage à travers l’Europe jusqu’en Russie, en 1909. En Roumanie natale, la reine Carmen Sylva l’accueille en résidence d’été au château de Peleș et il dirige, en 1913, des compositions de Richard Wagner. Pendant la grande guerre, il reste en Roumanie.
Ensuite, il partage sa vie entre la France où il acquiert une villa à Meudon et la Roumanie. C’est le fondateur et premier président de la Société des compositeurs roumains, en 1920. A partir de 1928, il commence une activité de professeur de violon et d’interprétation puis il entre à l’Académie des Beaux-arts en 1929.
En France, il donne de très nombreux récitals et concerts, parfois accompagné par Gabriel Fauré ou Richard Strauss. Aux Etats-Unis, l’orchestre philharmonique de New York l’invite régulièrement à le diriger. En Roumanie, il se lie avec Béla Bartók et est élu membre de l’Académie roumaine en 1932.
Il se produit en concert en Autriche, en Belgique, en Hongrie, en Pologne, en Espagne, au Portugal, au Canada, etc. Il est doté d’une mémoire musicale prodigieuse et assure des créations françaises de Gabriel Fauré, Maurice Ravel… Mais activité de pédagogue prend aussi une importance croissante. À Paris, ses « classes de maître » le mènent à l’Institut instrumental d’Yvonne Astruc, à l’Académie internationale de Fontainebleau et à l’École normale de musique.
Il écrit un opéra «Œdipe» dont la première a lieu le 13 mars 1936. En 1937, il épouse Marie Rosetti-Tescano, veuve richissime du prince Mihail Cantacuzène.
Puis il passe la seconde guerre mondiale en Roumanie, à Bucarest ou dans la des Carpates qu’il s’est fait construire au milieu des années 1920, à Sinaia. La paix revenue, il se produit comme chef ou violoniste à Moscou, avec David Oïstrakh et Emil Gilels, puis à Bucarest avec Yehudi Menuhin. Mais l’instauration du régime communiste le conduit à s’exiler à Paris. Là, il rencontre des difficultés tant financières que de santé mais reste très actif.
En 1973, il change son nom en Enesco. Il apparaît au violon en compagnie d’Alfred Cortot pour le bicentenaire de la mort de Bach, ou de Monique Haas. Il enseigne un peu partout en Europe (Sienne, Brighton…) et même aux États-Unis. Par ailleurs, il dirige entre autres l’orchestre de la BBC.
Il meurt le 3 mai 1955, à Paris (8ème). Il repose avec sa femme, Marie Rosetti-Tescano (1875-1968).
Pour écouter Balada Pentru vioara de George Enesco
Pour retrouver l’ensemble de ses œuvres dans Wikipedia
Distinctions : La Légion d’honneur mentionnée dans l’inscription (et dans Wikipedia avec deux dates différentes !) ne figure pas dans la Base Léonore.
Hommage : La Roumanie a émis un timbre-poste à son effigie. Sa commune de naissance a changé son nom de Liveni-Vîrnav en George Enescu. Une place de Paris (9ème) porte depuis 2021 son nom.
Sources : Base Léonore (Légion d’honneur) ; Wikipedia. Date de création : 2005-10-18.
