CHABRILLAN, Antoinette Françoise Marie de CAUMONT LA FORCE, marquise de (1771-1856)
France

 

Antoinette Françoise Marie de Caumont La Force, marquise de Chabrillan, voit le jour le 1er juillet 1771. C’est la fille du marquis de Caumont La Force et d’Adélaïde Luce Madeleine de Galard de Béarn-Brassac. Celle ci est la sœur de la célèbre Anne Jacobée comtesse de Balbi (1758-1842), maîtresse de Louis XVIII.

Antoinette Françoise de Caumont la Force épouse en 1784, le marquis de Chabrillan dont elle aura six enfants :

  • Joséphine Marie Zoé (1788-X) qui épousera en 1818 Antoine Joseph Godart, comte de Belbeuf,
  • Alphonse Louis Isidore César Hippolyte (1790-1812), officier de carabiniers qui mourra des blessures reçues à la bataille de Wiasma (près de Smolensk, le 3 novembre 1812),
  • Amédée Luc Victor (1793-1794),
  • Aglaé-Marie-Éléonore (1796-1798),
  • Alfred Philibert Victor (1800-1871), marquis de Chabrillan, pair de France de 1824 à 1848,
  • Fortunée Louise Innocente Malvina (1801-1866) qui épousera en 1821 Auguste Victor, comte de Masin de Bouy (1791-1868), lieutenant-colonel du 4e régiment de cuirassiers.

Elle décède le 2 mai 1857.

Son mari, le marquis de Chabrillan

Hippolyte César Guigues de Moreton, marquis de Chabrillan est un officier et homme politique né à Paris le 16 novembre 1767, mort à Paris le 16 octobre 1835. Il entre à l’école des chevaux-légers, puis est officier dans le corps des carabiniers, où il devient capitaine en 1786, et est nommé premier écuyer de la comtesse d’Artois.

Il émigre en 1791, et fait la campagne de 1792 dans l’armée des émigrés commandée par le prince de Condé. Arrêté en décembre 1794, on l’incarcère à Toulon. Il échappe au massacre des prisons de cette ville en mars 1795, sauvé par les généraux Bonaparte et Bizanet. Transféré à Grasse, il est libéré en mars 1797. Chabrillan rentre dans une partie de ses biens après le 18 brumaire.

Pendant le Premier Empire, il reste dans une réserve plutôt bienveillante. Sous la Restauration, il reçoit honneurs et une promotion rapide. Il devient gentilhomme d’honneur de Monsieur en 1815, puis chef d’escadron le 15 novembre 1815 et lieutenant-colonel le 29 juillet 1816. Le collège électoral du département de la Drôme, dont il est président, l’élit député le 22 août 1815, par 75 voix sur 131 votants et 185 inscrits.

Il siège dans la majorité de la Chambre introuvable. Chabrillan redevient député le 4 octobre 1816, par 63 voix sur 124 votants et 177 inscrits. Dans la session de 1819, il proteste contre la qualification de « représentants du peuple français » donnée aux députés dans une pétition. Il ne se présente pas aux élections du 13 novembre 1820.

Mais il est élu à la Chambre par la Drôme, le 6 mars 1824, avec 78 voix sur 119 votants et 142 inscrits, contre de Cordoue, député sortant, qui n’a que 39 voix. Il siège à la Chambre près de Villèle et de Corbière. Selon plusieurs pamphlets, c’est l’un des parlementaires les plus paresseux, le premier à crier quand cinq heures sonnent : « A demain ! Il est tard ! ».

Chabrillan ne daigne pas se déplacer pour monter à la tribune. Il n’intervient que de sa place et demande que la Chambre ait plus de jours chômés. Il prend aussi prétexte d’obligations simultanées pour ne se rendre à aucune d’entre elles. Chabrillan échoue aux élections du 24 novembre 1827, avec 49 voix contre 54 à de Cordoue et il quitte la vie publique.

Un grand merci à Eric Van Zandt pour sa précieuse collaboration à cet article.

Distinctions : chevalier de Saint-Louis (11 octobre 1814).

Sources : Wikipedia. Date de création : 2014-04-04.

Monument

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Date de la dernière mise à jour : 14 septembre 2021