CAMBACERES Jean-Jacques Régis de, duc de Parme (1753-1824)
France

gravure par François Delpech, 1830
Homme d’état, « Tante Urlurette »

Jean-Jacques Régis de Cambacérès voit le jour à Montpellier le 18 octobre 1753. C’est le fils du maire de la ville Jean Antoine de Cambacérès. Après des études de droit, il obtient sa licence à la Faculté de Montpellier et devient avocat. Il est initié franc-maçon dans la loge «Saint-Jean du secret» rattachée au rite anglais. Le 21 octobre 1772, il achète la charge de conseiller maire de la ville de Mirepoix, prenant en cela la suite de son père.

En 1774, il devient conseiller à la Cour des comptes, Aides et Finances de Montpellier. Cette charge est dans sa famille depuis 1640. En compagnie de son ami Jean Antoine Chaptal, il entreprend un voyage à Paris de plusieurs semaines. Il rejoint la loge l’Ancienne et la Réunion des Elus, rattachée au Grand Orient de France. On l’élit député des loges Montpelliéraines à l’assemblée du Grand Orient.

En février 1789 il retourne à Paris pour obtenir une aide de son oncle, fait celui-ci refuse. Le 31 mars 1789, il est élu second député de la noblesse pour les états généraux : un seul siège ayant été obtenu, il reste à Montpellier. Il est par contre élu à l’assemblée municipale de Montpellier, puis nommé président du tribunal criminel. En 1792, il devient député à la Convention et au Comité de législation.

En 1794, comme membre du comité de la guerre, il signe la destitution du Général Bonaparte. Il devient ministre de la justice en 1799.

Il devient ministre de la justice en 1799, grâce à Sieyès. Bonaparte met au point avec lui les détails du coup d’état du 18 Brumaire. Il devient second consul, pour dix ans. Talleyrand désigne alors les trois consuls par « Qui » (Bonaparte), « Quae » (Cambacérès) et « Quod » (Lebrun).

Il préside à la rédaction du code civil, proclamé en 1804. Celui-ci entérine la suppression de la répression de l’homosexualité, lorsque celle-ci est pratiquée entre adultes consentants. Napoléon, sacré empereur, le nomme archichancelier de l’empire.

Il devient Duc de Parme en 1808 et assume l’intérim du pouvoir chaque fois que Napoléon est absent. Il est présent sur tous les tableaux officiels de l’empire. Il achète l’hôtel Mollé, Boulevard Saint Germain, qu’il meuble luxueusement avec de nombreux objets d’art.

« Si vous voulez bien manger, allez Chez Cambacérès » dit Napoléon.

En 1815, avec la chute de l’Empire, il perd toutes ses fonctions, s’exile en Belgique. En 1818, le roi Louis XVIII le nomme duc et le rétablit dans ses titres et biens. Il meurt le 8 mars 1824, à Paris.

Titres : Duc de Parme (19 mars 1808). Distinctions : grand-officier de la Légion d’honneur (2 février 1805), grand-croix de Saint-Étienne de Hongrie, dignitaire de la Couronne de fer du royaume d’Italie (5 avril 1813).

Hommages : Une rue de Paris (8ème), une avenue à Verrières-le-Buisson (Essonne), une rue à Goussainville (Val d’Oise), à Montpellier (Hérault), à Moussy-le-Neuf (Seine-et-Marne) et à Plessis-Belleville (Oise) porte son nom.

Sources : Base Léonore (Légion d’honneur). Date de création : 2005-09-10.

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Date de la dernière mise à jour : 8 mai 2021