BOSSO Ferdinando (1878-1967)
Italie

Ferdinando Bosso voit le jour le 1er juin 1878, à Naples (Italie). Il devient journaliste politique et écrit dans différents quotidiens régionaux dont La Parola socialista, le Lavoro de Gênes et Avanti !. Se définissant comme révolutionnaire inspiré par Enrico Corradini et Camillo Prampolini mais aussi le mazzinisme, il milite au Parti Socialiste Italien (PSI).

Au début des années 1900, il devient conseiller municipal à Sanremo. Là, il œuvre à la construction de l’aqueduc, du Casino de Sanremo et de la promenade du Corso Imperatrice. En 1906, il fait campagne au profit de l’avocat socialiste Orazio Raimondo qui obtient la victoire aux élections. Il reste à la mairie jusqu’en 1908, quand le parti perd les élections.

En 1910, Ferdinando Bosso épouse, à Sanremo, Teresa Manassero. Ils auront un fils, Salvatore dit Tourillo, mais sa femme meurt, en 1917, de la grippe espagnole.

En 1914, il est adjoint du député Orazio Raimondo. La Première Guerre mondiale éclate en France. Ferdinando Bosso mène alors une campagne dans le journal La Parola pour l’entrée en guerre de l’Italie au côté des alliés. En 1916, malgré son âge (38 ans), il s’engage comme volontaire.

Après-guerre, refusant le neutralisme imposé par Benito Mussolini, les opposants du PSI font rapidement l’objet des répressions. En 1919, il doit fuir en exil à Paris, pour vivre chez son frère Alberto et son père Salvatore.

En 1920, il crée avec ses frères Alberto, Ernesto et Giovanni une entreprise commerciale, Bosso Frères. Celle-ci vend, au Carreau des Halles, de Paris des fleurs importées de Nice. Elle vend aussi des objets venant de la maison Gaglione de Torre del Greco (Italie) et de la maison Victor Balbi de Nice.

En 1922, avec quelques francs-maçons, il milite contre la montée du fascisme en Europe. Il crée avec Luigi Campolonghi, son épouse, la féministe mazzinienne Ernesta Cassola, Aurelio Natoli, Alberto Meschi… la Ligue italienne des droits de l’homme (LIDU).

En 1924, à l’occasion de son retour à Sanremo, il croise le député fasciste Osvaldo Moreno et une bande de chemises noires qui le somment de quitter Sanremo. Son père, Salvatore Bosso, meurt le 8 septembre 1924 à Paris où il repart. Là, il apprend qu’il ne peut plus retourner en Italie.

Le 13 décembre 1925, lors d’un dîner qu’il fait avec le député Felice Quaglino, au Café Poccardi, les deux hommes se font agresser par un groupe armé avec l’insigne du Fascio à leur boutonnière.

En Italie, en décembre 1925, des fascistes agressent Piero Gobetti, jeune penseur italien. Celui-ci s’exile alors à Paris, où il est accueilli par Francesco Nitti et Aurelio Orioli. Mais souffrant des suites de son agression, il meurt le 15 février 1926. Cet événement marque profondément Ferdinando Bosso.

En 1926, c’est un rédacteur au journal La France à Nice. Le 4 décembre 1926, il se remarie avec Marie-Madeleine Vailleau, à Paris, dont il aura un fils, en 1927, Federico Bosso.

En Italie, Mussolini dissout, le 5 novembre 1926, le PSI. Salvatore Bosso participe à la création, en 1927, de la Concentration des actions antifascistes (CAI), avec entre autres Luigi Campolonghi, Claudio Treves, Filippo Turati, Cipriano Facchinetti … Cette organisation se dote d’un organe de presse La Libertà.

L’état français prend des mesures d’expulsion, en 1932. Ferdinando Bosso est arrêté à Paris et expulsé vers la Belgique, le 16 mars 1934, mais il est ramené aussitôt en France par le député de Dordogne Yvon Delbos.

Après la déclaration de guerre, avec Aurelio Orioli, il entre dans le réseau Matuzio. Il participe à la constitution d’un Comité National Italien pour réunir une légion de combattants antifascistes, initiative jugée suspecte par les autorités françaises. Pourchassé, en 1943, il se réfugie à Nemours auprès de la famille de sa femme, les Vailleau, jusqu’à la fin de la guerre.

En 1944, il assiste à la Libération de Paris puis retourne à Sanremo. Enfin, il revient passer ses derniers jours à Paris où il meurt de vieillesse, le 13 février 1967. Ferdinando Bosso repose avec son ami le militant antifasciste Aurelio Orioli (1896-1988).

Distinctions : commandeur de l’Étoile d’Italie (25 janvier 1956) ; médaille de la guerre italo-autrichienne 1915-1918.

Sources : Wikipedia. Date de création : 2022-10-10.

Photos

Monument

La dalle est signée par l’entrepreneur Lecreux Frères.

Inscriptions : BOSSO – ORIOLI

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Date de la dernière mise à jour : 4 septembre 2023