BOIELDIEU François Adrien (1775-1834)
France

portrait de François Adrien Boieldieu, gravure par Ducarme d'après François Henri Riesener, 1820 - BNF-Gallica
Compositeur, auteur de « La Dame Blanche » ...

François Adrien Boieldieu nait à Rouen (Seine-Maritime), le 6 décembre 1775. Son père est secrétaire à l’archevêché de la ville. C’est comme enfant de cœur à la cathédrale de Rouen qu’il approche le chant et le solfège sous la direction d’Urbain Cordonnier qui occupa le poste en 1783 après avoir été maître de chapelle à Coutances et à Evreux. La révolution n’atténue en rien l’activité musicale du théâtre de Rouen, qui continue à produire et présenter des œuvres de jeunes auteurs tels que Nicolas Méhul.

Boieldieu suit les cours de piano d’orgue et d’harmonie avec l’organiste et compositeur Charles Broché. Au début de 1791, il devient organiste de l’église Saint-André à Rouen. Il commence à composer. Pendant la Terreur, Rouen est une des rares villes à conserver une activité musicale importante. Plusieurs concerts sont organisés avec les célèbres violonistes Rode et le ténor Garat. En 1793, il compose son premier opéra comique, sur un livret écrit par son père, La Fille coupable. Cette œuvre est mise au programme du Théâtre des Arts de Rouen le 2 novembre 1793.

Il obtient un succès immédiat en 1795 avec Rosalie et Mirza. Pendant la Révolution, il part pour Paris et s’installe prudemment comme accordeur de pianos. En 1797, Boieldieu propose à l’Opéra-comique, «La Famille suisse» et l’Heureuse nouvelle. Il propose à la salle Favart, «Zoraime et Zulmane» en 1798, le succès est foudroyant. En 1800, il remporte un véritable triomphe avec «Le Calife de Bagdad».

Il part pour Saint-Pétersbourg en 1804, afin d’occuper le poste de compositeur de la cour du Tsar Alexandre, jusqu’en 1810. Il y compose neuf opéras dont «Aline, reine de Golconde» (1804), et «Les voitures versées» (1808). Il revient en France en 1811 et reconquiert le public avec «La Jeune femme en colère», «Jean de Paris» (1812), «Le nouveau Seigneur du village» (1813) et quelques autres. C’est en 1825 qu’il atteint son apogée avec son chef-d’œuvre, «La Dame Blanche», régulièrement reprise de nos jours. C’est la première tentative d’introduction du fantastique dans l’opéra.

Boieldieu devient professeur de composition au Conservatoire de Paris et en 1817, succède à Nicolas Méhul à l’Académie des Beaux-Arts. Il compose «Les Deux Nuits» en 1829, cette œuvre est admirée par Wagner. Mais, le sort lui réserve des revers de santé, il perd peu à peu la parole et est sans doute atteint d’un cancer du larynx. La Révolution de juillet et surtout la faillite de l’Opéra-comique ajoutent à ses malheurs. Pour lui éviter la misère, Adolphe Thiers lui assure une pension de l’état de six mille francs. Il décède à Varennes-Jarcy (Essonne), le 8 octobre 1834. Le cœur de Boieldieu a été apporté à Rouen, sa ville natale, pour être déposé le 13 novembre 1834 dans un carditaphe, cippe au sommet d’un monument commémoratif, dans le cimetière monumental.

Voir un extrait de la dame blanche

Sources : Bertrand (Régis), Groud (Guénola) Patrimoine funéraire français, Cimetières et tombeaux, Editions du patrimoine, CNM, 2016, page 150 ; Wikipedia. Date de création : 2005-11-30.

Photos

Monument

La concession à perpétuité est entretenue gratuitement par la ville de Paris. Le tombeau a été élevé par souscription nationale. Il est orné d’un portrait de Boieldieu, sur des lauriers, eux même au dessus d’une lyre et d’un rouleau, d’une facture inconnue.

Photos


Date de la dernière mise à jour : 15 février 2021