BIENNAIS Martin Guillaume (1764-1843)
France

portrait par François Antoine Léon Fleury - Université Descartes, Paris
Orfèvre de l'empereur Napoléon 1er

Martin Guillaume Biennais voit le jour le 29 avril 1764, à Saint-Sauveur-La-Cochère (Orne). Il gagne Paris très jeune et se rend acquéreur d’un fonds de boutique de tabletterie à la Veuve Anciaux. Le 12 septembre 1789, il est reçu maître tabletier .

Il s’agrandit en 1790 en achetant un second commerce au 283 rue Saint-Honoré à l’enseigne devenue célèbre au Singe Violet. Sa renommée est immédiate et fulgurante. Sa maison reçoit une clientèle nombreuse et variée, parmi laquelle un jeune général qui fera son chemin : Bonaparte.

La légende rapporte que Biennais lui vend à crédit, en 1796, un nécessaire de voyage qu’il emporte lors de la campagne d’Egypte. Fort de son succès, Biennais fonde sa propre fabrique d’orfèvrerie, il engage alors (période bénie) plus de six cent ouvriers.

A partir de 1804, il exécute toute l’orfèvrerie de la maison de l’empereur. Il signe alors ses ouvrages « Orfèvre de sa Majesté l’Empereur et Roi à Paris ».

On le charge d’exécuter les insignes de la cérémonie du sacre (2 décembre 1804) : l’épée, la couronne de laurier, le Grand-Collier de la Légion d’honneur, le Grand-Sceptre, la Boule du Monde et la Main de Justice. Sous la Restauration, en fin mars 1819, Louis XVIII les fera fondre.

Ses productions vont, pendant tout l’empire, de l’argenterie, la bijouterie, la joaillerie, les objets du culte, armes blanches diverses en passant pat les décorations militaires, les tabatières en écaille comme les aimait Napoléon. Biennais, au moment du second mariage de l’Empereur avec l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, est au sommet de sa renommée.

Il est alors le plus illustre orfèvre de la cour impériale. La seule clientèle qu’il manque à Biennais se situe hors de France : les rois et les empereurs d’Europe, mais ennemis de Napoléon. La chute de l’empire les met à sa portée. Le tsar de Russie, Alexandre Ier et son frère le grand-duc Michel lui commandent alors un service de table en vermeil de plus d’un millier de pièces, en 1815.

En 1819, il décide brusquement de quitter les affaires, en passant la main à l’un de ses principaux collaborateurs. Il quitte alors Paris, il passera les dernières années à La Verrière, sa résidence de campagne. Biennais décède en son domicile parisien, le 27 mars 1843, à 78 ans, entouré de ses enfants.

Sources : -. Date de création : 2005-10-30.

Photos

Monument

La chapelle est ornée d’un vitrail avec une croix orange sur fond violet, de facture inconnue.

Inscriptions : BIENNAIS

Photos


Date de la dernière mise à jour : 29 mai 2024