BAUDIN François André, baron (1774-1842)
France

François André Baudin voit le jour le 2 décembre 1774 à Strasbourg (Bas-Rhin). Il participe à l’expédition vers les Terres australes que conduit son homonyme Nicolas Baudin au départ du Havre à compter du 19 octobre 1800. Il est lieutenant de vaisseau à bord du {Géographe} où se trouve par ailleurs un aspirant appelé Charles Baudin. Le commandant Baudin ne l’apprécie pas et écrit à son sujet dans son journal de bord : «l’officier François-André Baudin est un sujet en perpétuel mécontentement. Quand il n’est pas occupé à ne rien faire, il déblatère sur tous et sur tout de façon désobligeante. Je le trouvais un jour nonchalamment appuyé sur le cabestan en train de dessiner pendant son quart. Sans un mot, je le renvoyais puis j’ordonnais de modifier la voilure, chose qu’il aurait dû faire deux heures plus tôt. Sans une intervention en sa faveur de mon second de bord, le citoyen Le Bas de Sainte-Croix, ma décision de m’en débarrasser aurait été prise.»

Il est laissé malade à l’Île-de-France (Ile Maurice) en avril 1812. En fait le jeune lieutenant de vaisseau préfère loger en ville et le commandant Baudin se plaint de ses manquements de tour de garde. Ce prétexte de maladie convient finalement à tout le monde. Sous le Premier Empire, le capitaine de vaisseau François-André Baudin commande la frégate la {Topaze}, ainsi que les corvettes le {Département des Landes} et la {Torche} et le brick le {Faune} avec les capitaines Desmontils, Dehen et Brunet. Ils prennent, dans les eaux de la Barbade, la frégate anglaise la {Blanche}. Le Faune et la Torche sont successivement capturés par le vaisseau {Goliath}, la frégate {Camille}, et le {Raisonnable}. La {Topaze}, après avoir combattu ce dernier vaisseau, parvient à gagner le Tage.

En novembre 1809, une division aux ordres du contre-amiral François-André Baudin, composée des vaisseaux le {Robuste}, le {Borée}, de 80 canons chacun, le {Lion}, de 74, et des frégates la {Pauline} et la {Pomone} ayant reçu mission de conduire de Toulon à Barcelone un convoi de vingt navires pour le service de l’armée française d’Espagne, est rencontrée par une escadre anglaise, aux ordres du contre-amiral George Martin, de force infiniment supérieure. Voyant que l’ennemi l’a gagné de vitesse et cherche à lui barrer le passage, Baudin ordonne à ses bâtiments de serrer fortement la terre ; mais cette manœuvre n’a d’autre résultat que d’occasionner l’échouement du {Robuste} et du {Lion}. Le capitaine Senez, qui commande le {Borée}, se tient plus au large, tout en se conformant aux ordres de son chef ; il parvient à passer au milieu de l’escadre anglaise et à s’échapper dans le port de Cette, normalement trop petit pour les vaisseaux de ligne. Pour soustraire le {Robuste} et le {Lion} aux Britanniques, Baudin les fait saborder par le feu près de Frontignan.

L’amiral François André Baudin épouse Anne Émilie Riou en 1820, dont il a un fils, Charles Baudin qui décédera en 1863. A la mort de l’amiral survenu en 1842, Anne-Émilie épouse, en secondes noces, le baron Menu du Mesnil. Ils n’ont pas de descendance. Anne Émilie décède en 1856, à Riec de l’Odet (devenu Riec-sur-l’Odon, Finistère). François André Baudin est l’oncle d’Auguste Baudin (21 novembre 1800-1er août 1877), contre-amiral (7 juin 1855), gouverneur et commandant en chef de la division navale de la Guyane française (19 novembre 1855 – 18 mai 1859), commandant de la Marine en Algérie (26 mars 1860 – 4 octobre 1862).

États de service : Mousse (8 octobre 1789), Aspirant de 3e classe (11 août 1792), Aspirant de 1re classe (30 juin 1793), Enseigne de vaisseau (10 décembre 1794), Lieutenant de vaisseau (28 septembre 1800), Capitaine de frégate (24 septembre 1803), Capitaine de vaisseau (19 septembre 1805), Contre-amiral (31 mars 1808), Commandant en chef de l’escadre de l’Île d’Aix (17 avril 1808 – 5 septembre 1808), Commandant d’une division de l’armée navale de la Méditerranée (20 septembre 1808 – 1er juin 1813), Commandant de la 3e escadre de l’armée navale de l’Escaut (18 juin 1813 – 9 janvier 1814), Commandant de la flottille et des forces navales de Flessingue (10 janvier 1814 – 2 mai 1814), Major-général de la Marine du 2e arrondissement maritime (26 octobre 1817 – 1er janvier 1833), Admis en retraite (1er janvier 1833).

Titres : Baron de l’empire (16 février 1810). Distinctions : légionnaire (25 prairial an XII = 14 juin 1804), officier (11 juillet 1814), commandeur (5 juillet 1820), grand-officier (29 octobre 1826) de la Légion d’honneur; chevalier (29 juillet 1814), commandeur de Saint-Louis (20 août 1823).

Sources : Base Léonore (Légion d’honneur), Wikipedia. Date de création : 2008-01-30.

Monument

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Date de la dernière mise à jour : 23 février 2021