Jean-Pierre Banzet voit le jour le 12 septembre 1939 à Clichy (Hauts-de-Seine). C’est le fils de Thérèse Besse (1908-1998).
Il a fait ses premières armes au rugby au Paris Université Club (PUC), en 1959. Sa place de prédilection est talonneur. Là, il excelle avec ses provocations et sa vitesse d’intervention. Ainsi, il a le don de mettre en ébullition son adversaire d’où des mêlées très chahutées et avec ce cri final « Tu l’as vu celle-là, mon petit loulou… »
Puis il est étudiant à la Faculté des Sciences et joue dans l’Association Sportive Sciences. Il rejoint le Sporting Club Universitaire de France (SCUF) au début des années 60 et s’intègre directement dans l’équipe fanion. Les déplacements sont mémorables (Pontarlier, Nancy…).
Sur le terrain, il a un don naturel pour provoquer verbalement et agresser mentalement les adversaires. Il prend d’abord le dessus par le verbe et ensuite s’impose en mêlée, si celle-ci n’a pas dégénérée… Petit et trapu, il a la stature idéale du talonneur.
En outre il séjourne deux mois à Stratford-Upon-Avon (Grande-Bretagne) au milieu des années 60, quelques années seulement après la reprise des relations avec le SCUF. Hébergé chez John et Gene Pawley, il ne fait qu’accentuer la bonne entente entre les deux clubs. Pour peaufiner son anglais il trouve un job au Dirty Duck. Un lieu plein de souvenirs où il partage de rares moments avec les acteurs David Warner et Diana Riggs.
Ses diplômes en poche il entame une carrière internationale dans le secteur de la chimie. Il fait un long passage en Côte d’Ivoire, au sein de l’usine électrique Sofaco, et en profite pour décrocher trois titres de Champion de Côte d’Ivoire avec la formation Energie Electrique de Côte d’Ivoire (EECI), à Abidjan en 1969, 1975 et 1980.
En 1989, il joue dans un match entre anciens des deux clubs SCUF et Stratford-Upon-Avon. Retiré dans les Landes à Saint-Sever, il garde cependant un pied à terre sur Paris où on le croise régulièrement aux manifestations du SCUF, comme lors des banquets d’après match de la Rose Cup, en 2016.
Il meurt le 17 janvier 2018. Fait exceptionnel, il a droit à une minute de silence de la part du SCUF et également de l’autre côté de la Manche sur la pelouse de Pearcecroft, à Stratford-Upon-Avon.
Sources : Archives du SCUF. Date de création : 2026-08-20.
