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Peintres - Dessinateurs - Graveurs - Décorateurs

LEE UNGNO ou Ung-No Lee (1904-1986)

7eme division
samedi 12 octobre 2019.
 

Peintre coréen

Lee Ungno (이응노) ou Ung-No Lee est un peintre, sculpteur, graveur, dessinateur et calligraphe abstrait, coréen du xxe siècle, né le 12 janvier 1904 à Séoul et mort le 10 janvier 1989 à Paris où il a vécu 30 ans.

La carrière de Lee Ungno est d’abord exclusivement coréenne, aussi est-il considéré dans son pays comme l’un des principaux peintres coréens contemporains.

En 1945, il fonde l’Institut de Peinture GO AM, à Séoul. Il enseigne les techniques traditionnelles de son art le Sumi-é.

Depuis 1948, il est directeur des études de peinture orientale à l’Université de Hong-Ik. Il fait aussi un long séjour à Paris en 1956, puis s’y établit en 1959.

Alors qu’il revient en Corée du Sud en 1967 pour retrouver des membres de sa famille vivant en Corée du Nord, il est accusé d’être un espion à la solde de la Corée du Nord et arrêté. Il est mis en prison et condamné à perpétuité. La mobilisation et la pression internationale lui permettent de retrouver la liberté en 1970 où il retourne vivre à Paris.

Une rétrospective de son œuvre est organisée en 2017, par le musée Cernuschi, à Paris.

Sa peinture abstraite, se fonde sur la calligraphie traditionnelle de l’Extrême-Orient. Il utilise souvent l’encre de Chine sur papier. De calligraphies d’inspiration traditionnelle, il passe à des compositions abstraites qui s’inspirent aussi directement des lavis de paysages des artistes chinois du XIe au XIIIe siècles.

Il use aussi de techniques originales, réalisant des collages de coton sur papier. Pour cela, il froisse, déchire, gratte le papier. Il l’imbibe d’encre et de couleurs. L’art de Lee Ungno préfigure le street art.

Expositions

Collectives

1961, 1963, 1966, 1970 au Salon Comparaisons à Paris ;

1963, Ier Salon international des galeries pilotes au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne ;

1965, Biennale de São Paulo ;

1989 et 1992, à la FIAC à Paris ;

Personnelles

1958, au Musée municipal de Bonn ;

1959, Cologne et Francfort-sur-le-Main ;

1960, à Washington ;

1962, 1965, 1971 au Musée des arts décoratifs de Paris ;

1978, au musée Cernuschi où il fait une démonstration calligraphique et de nouveau en 1988 et 1989, etc.

2017 L’homme des foules, Musée Cernuschi, Paris

Dans les collections muséales

Cité de la céramique - Sèvres et Limoges, Musée national de céramique, à la suite de sa collaboration avec la Manufacture nationale de Sèvres en 1981.

Musée de La Chaux-de-Fonds

Musée national de Copenhague

Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne

Musée d’art moderne de New York

Cabinet des Estampes à Paris : Forêt (1980)

Carnegie International Exhibition à Pittsburgh

Musée d’Art moderne à Rome.

Le maître repose dans la 7eme division

Sources : Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 13, éditions Gründ, janvier 1999, 13440 p. (ISBN 2700030230), p. 909.

Wikipédia (Ungo Lee)

In : Catalogue du Ier Salon international des Galeries Pilotes au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne, 1963.

In : Catalogue de l’exposition Écritures dans la peinture, Villa Arson, Nice, 1984.

Patrick-Gilles Persin : Ung No Lee, Samsung Foundation of Art and Culture, Ho-Am Museum, Séoul, 1994.

Photos : Archives et Régis Forrestier (APPL 2019)

(APPL 2019)