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Hommes politiques - Opposition - Tribuns

BLANQUI Louis Auguste (1805-1881)

91ème division (1ere ligne, I, 21)
jeudi 15 septembre 2005.
 

l’héritier de Babeuf

Théoricien et homme politique français, il naquit en 1805 à Puget-Théniers (Alpes-Maritimes). Après des études de droit et de médecine, il céda à sa fibre révolutionnaire, ce qui lui valut de passer une grande partie de sa vie en prison.

De toutes les barricades de 1830, il fut vite déçu par la monarchie de Juillet et se lança dans des conspirations républicaines. Condamné à mort en 1839, sa peine est commuée en détention perpétuelle et la révolution de 1848 le délivre.

Tribun remarquable, il plaide en faveur des ouvriers. Dangereux, il est à nouveau emprisonné, est libéré en 1859, puis emprisonné à nouveau : il s’évade en 1865.

En 1870, il tente un coup de main sur l’hôtel de Ville. Arrêté sur ordre de Thiers, il ne put participer à la Commune qui porta ses idées. Bénéficiant de la loi d’amnistie de 1879, il passa le reste de sa vie à rédiger son journal intitulé Ni Dieu ni maître.

Obsèques de Blanqui (Le Monde Illustré 1881)

Il mourut en 1881 à Paris : il avait passé 36 ans de sa vie en prison ! Son tombeau est surmonté d’un gisant en bronze par Dalou. L’emplacement du tombeau fait qu’il est mal mis en valeur.

Tout comme pour le gisant de Victor Noir, Dalou a doté Blanqui d’une virilité "généreuse et polie", source de commentaires infinie.

Louis-Auguste eut un fils unique, Roméo dit Estève, en son vivant mécanicien, décédé sans postérité à Montreuil-aux-Lions (Aisne), où il s’était retiré, le 3 avril 1884. Son corps repose au Père-Lachaise, à côté de celui de son père.

Crédit photos : P. Landru (APPL 2005)