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Artistes lyriques - Opéras - Art du chant

ROZE Marie (1846-1926)

58eme division (2/4 - 7/59)
samedi 10 mai 2008.
 

Chanteuse d’Opéra

Marie Rôze, née Marie-Hippolyte Ponsin voit le jour à Paris, le 2 mars 1846

Décédée à - Paris, le 2 juin 1926

Soprano d’opéra française, pédagogue et mère de Raymond Rôse.

À l’âge de douze ans, Marie Rôze est envoyée en Angleterre pour son éducation, pendant deux ans. Elle rentre à Paris pour étudier avec Mocker et Auber au Conservatoire de Paris, où elle reçoit deux prix en 1865.

Début de carrière

La même année, âgée de seize ans, elle fait ses débuts à l’Opéra-Comique incarnant le rôle titre de Marie, dans l’opéra d’Hérold, le 16 août 1865, puis s’y produit trois saisons. Son succès la conduit à des engagements auprès de l’Opéra de Paris, notamment dans le Faust de Gounod et en Angleterre avec le même rôle (1872).

Bizet écrit Carmen avec la voix de Marie Rôze à l’esprit, mais elle refuse de créer le rôle titre parce qu’elle le sentait trop « scabreux ». Au début de 1875, elle chante dans Elijah de Mendelssohn avec George Bentham, Antoinette Sterling et Myron W. Whitney au Royal Albert Hall.

Carrière

À partir de 1876, elle travaille avec la Compagnie d’opéra Carl Rosa au cours de leur tournée au Royaume-Uni et en Écosse, sur une période de dix ans. Elle chante plus d’une douzaine de rôles allant de Carmen et Manon à Marguerite.

En 1877, elle est engagée par la Compagnie d’opéra Max Strakosch et fait ses débuts américains le 8 janvier 1878, à Philadelphie dans le rôle de Leonora, de La favorita de Donizetti.

Plus tard, elle parcourt les États-Unis avec la Compagnie d’opéra Carl Rosa entre 1883 et 1889 et s’est notamment fait remarquer pour son interprétation du rôle-titre de Carmen. En 1890, elle crée une école de musique et enseigne le chant à Paris. Elle effectue sa tournée d’adieux en 1894.

Vie de famille

Marie Rôze est mariée à Jule E. Perkins, basse de l’opéra, mort l’année suivante.

Son deuxième mari est l’un des fils de James Henry Mapleson (connu sous le nom de James, 1830-1901), un célèbre impresario. Ce fils, nommé et connu sous le nom de Henry, était, comme son père, Lieutenant-Colonel (mort en 1927)5. Ils ont ensuite divorcé.

Son fils Raymond (1875-1920), qui effectue ses études à Bruxelles, est un temps directeur de Covent Garden et compositeur mineur. Son opéra Jeanne d’Arc (1913) est monté à la Royal Opera House, de Londres, en 1913 et à l’Opéra de Paris (Palais Garnier), en 1917.

Distinctions et honneurs

Marie Rôze a reçu plusieurs médailles pour ses actions lors de l’invasion allemande en France. À son décès, le gouvernement français a commandé un buste de Marie Rôze dans son rôle de Galatea destiné à être érigé sur sa tombe au Cimetière du Père Lachaise (58e division), et fait l’acquisition de deux de ses portraits, par Alexis Pérignon et Paul Emmanuel de Pommayrac. Ils pendent à la Bibliothèque de l’Opéra Garnier et à l’Opéra-Comique.

Elle repose dans la 58eme division sous un monument surmonté d’un buste en bronze oeuvre d’Albert Pache.

"A la douce mémoire de Marie Rôze, de l’opéra, de l’opéra comique 1846-1926, priez pour elle"

Sources : (en) W. J. Baltzell, "Roze, Marie" [archive] dans Baltzell’s Dictionary of Musicians, première publication, 1910, éd. facsimile, Read Books, 2007. (ISBN 1-4067-5382-3)

(en) The New York Times, "Mme. [archive] Marie Roze : Arrival of the New Prima Donna of the Strakosch Company" [archive], 31 décembre 1877.

(en) The New York Times, "Marie Roze as Carmen : An Immense Audience in the Boston Globe Theatre" [archive], 11 novembre 1880.

Theodore Baker et Nicolas Slonimsky (trad. Marie-Stella Pâris, préf. Nicolas Slonimsky), Dictionnaire biographique des musiciens [« Baker’s Biographical Dictionary of Musicians »], t. 3 : P-Z, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1995 (réimpr. 1905, 1919, 1940, 1958, 1978), 8e éd. (1re éd. 1900), 4728 p. (ISBN 2-221-06787-8), p. 3527. (en) Bravo, "Finding the Real Carmen" [archive], Fall 2016

Wikipédia (Marie Rozé)

Photos : Wikimédia Commons

(APPL 2019)