ALLOTTE DE LA FÜYE Roger Marie Pierre (1890-1961)
France

Fondateur de l'homéosiniatrie (méthode combinant l'homéopathie et l'acupuncture française)

Roger (Marie Pierre) Allote de la Fuÿe voit le jour le 17 octobre 1890, à Nantes (Loire-Atlantique). C’est le fils du général Georges Allotte de La Fuÿe (1843-1911), général de brigade, et d’Edith Guillon (1862-1895), et le neveu du colonel François-Maurice Allotte de La Fuÿe (1844-1939) et du compositeur Claude Guillon-Verne (1879-1956). C’est aussi le petit-neveu de l’écrivain Jules Verne.

Il suit ses études de médecine à Paris, puis voyage à travers à travers le monde et découvre l’acupuncture en Asie en 1913.

Il entre à l’école du service de santé militaire de Lyon, le 27 octobre 1914. Puis il prend part à la bataille de Verdun comme médecin auxiliaire au sein du 2ème Régiment de Zouaves de marche. Il est blessé et laissé pour mort au Fort de Vaux. Dans le coma à l’hôpital militaire de Bar-le-Duc, il reçoit la médaille militaire « in articulo mortis » en 1916 et une citation.

Il épouse, le 8 octobre 1918, à Versailles (Yvelines), Renée Gibert de Caronne (1896-1972). Ils auront deux enfants : Marie Thérèse Jeanne France (1920-1976) et Denyse Marie Christiane Danielle (1924-x).

En 1919, il débute des recherches sur le cancer au sein de la faculté de Lyon et passe sa thèse. Les résultats de ses expériences sur le cancer sont présentés par Pr Maurice Letulle à l’Académie nationale de médecine et transmis à la Commission du cancer.

Il devient médecin aide-major de 2° classe, le 20 décembre 1920 puis est affecté à l’hôpital Dominique Larrey, le 29 janvier 1921.

Détaché à l’hôpital du Val de Grace, le 28 septembre 1922, il rejoint le 21ème Groupe Sanitaire Divisionnaire, le 27 juin 1927. Il y passe capitaine le 13 juin 1933.

C’est le premier médecin à importer l’acupuncture en France. Il se consacre à la rédaction d’un traité d’acupuncture, en deux volumes dont un atlas, à partir de 1934. Puis il fonde l’homéosiniatrie, méthode combinant l’homéopathie et l’acupuncture française.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il sert comme médecin capitaine à Belfort.

En 1943, il fonde ce qui deviendra la Société française d’acupuncture à l’École libre des sciences médicales, dont il dépose les statuts en 1945 avec ceux de la Société internationale d’acupuncture.

L’année suivante, il fonde le Syndicat national des médecins acupuncteurs de France. Il est élu à l’unanimité président de ces trois institutions. Il fonde également les Archives de la Société française d’acupuncture (devenues La Revue internationale d’acupuncture en 1948) et l’Institut du centre d’acupuncture de France pour l’enseignement et la diffusion de l’acupuncture aux médecins. Enfin, il organise des Congrès internationaux d’acupuncture en France et à l’étranger.

Il décède le 30 mars 1961, à Paris (16ème), à l’âge de 70 ans.

Publications :

  • Une synthèse thérapeutique nouvelle : l’homéo-siniatrie diathermique ou la synthèse électrique de la médecine chinoise et de l’homéopathie (1944) ;
  • L’acupuncture chinoise sans mystère : traité d’acupuncture et de l’homéopathie, l’homéosiniatrie diathermique, Paris, E. Le François (1947) ;
  • L’acupuncture II, Atlas d’acupuncture, la synthèse pratique de l’acupuncture chinoise et de l’homéopathie – en collaboration avec le Dr Dano, Paris, E. Le François (1947) ;
  • L’Origine auto-génitale du cancer, Paris, Astra (1952) ;
  • L’acupuncture moderne pratique : précis de clinique homéosiniatrique ; synthèse de l’acupuncture et de l’homéopathie…, Paris, E. Le François (1952) ;
  • L’Acupuncture, Paris, Presses Universitaires de France (1956) ;
  • L’Acupuncture chinoise sans mystère. Traité d’acupuncture : la synthèse de l’acupuncture et l’homéopathie, l’homéosiniatrie diathermique. Tome I. [2e édition.] / Paris, E. Lefrançois (1956)

Distinctions : chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire ; médaille militaire.

Sources : Wikipedia ; Geneanet. Date de création : 2026-10-15.

Photos

Monument

Inscriptions : Famille P DELARIVIERE

[…], Le 1er octobre 1843.

Le commandant Frédéric, GIBERT de CARDONNE, chr de la légion d‘honneur, croix de guerre, né à Paris, le 5 janvier 1868, décédé à Crez, le 13 mai 1932.

Roger, ALLOTTE de la FUYE, 17 octobre 1890, 30 mars 1961.

[…] Janvier 1807

Henry, GIBERT de CARDONNE, croix de guerre, né à Paris, le 19 mai 1895, décédé à Paris, le 12 juillet 1927.

Mme ALLOTTE de la FUYE, née Renée GIBERT, de CARDONNE, 22 nov. 1896, 23 mai 1972.

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Date de la dernière mise à jour : 15 octobre 2026