Georges Sébastien Urion voit le jour le 21 mai 1833, à Nomény (Meurthe-et-Moselle). C’est le fils de Nicolas Urion et de Barbe Brigaland.
Il épouse le 10 septembre 1859, à Paris (8ème), Marguerite Clémion (1835-1865). Ils auront deux enfants : Marie Julia (1863-1949) et Georges (1865-1954).
Comptable, il devient actionnaire puis propriétaire du magasin de nouveautés « A Pygmalion ».
Veuf, il épouse le 25 novembre 1865, à Paris (4ème), Elisa (Eugénie) Lamy (1847-1937). Ils auront deux enfants : Louise Justine Eugénie (1866-1962) et Charlotte Lucie (1880-1970).
Il décède le 31 mai 1899, au 9 boulevard de Sébastopol, à Paris (1er), à l’âge de 66 ans. Inhumé provisoirement le 3 juin, il rejoint ce caveau le 13 août 1902, en même temps que son épouse, Marguerite Clémion, son beau-père Nicolas Clémion et sa belle-mère, Barbe Gougelin.
Le magasin Pygmalion
Né lors de la Révolution en 1793, il s’installe au début de la rue Saint Denis. En 1851, il manque de brûler. Des flammes prennent dans le sous-sol mais les pompiers arrivent suffisamment vite.
Quelques mois plus tard, on lance les préparations pour le prolongement de la rue de Rivoli. Napoléon III souhaite la poursuivre jusqu’à la rue Saint Antoine. Seulement, voilà, le magasin Pygmalion se trouve en plein dans le nouveau tracé et les démolitions le concerne. On trouve néanmoins un arrangement et le magasin, détruit, est reconstruit quelques dizaines de mètres plus loin.
Comme tous les grands magasins, la grève de 1869 touche beaucoup Pygmalion. Le responsable du magasin annonce un licenciement général … qu’il ne fait pas et accorde même un jour de congé par semaine pour pousser à la reprise du travail. Mais il indiquera ensuite que « face aux plaintes des clients », ce jour de congé ne sera finalement pas accordé !
En 1871, lors de la Commune de Paris, le magasin prend feu lors des combats. On en profitera pour reconstruire plus grand. Sous la troisième république, il fait appel à la publicité, y compris dans les journaux de province et vante désormais « ses trois grandes entrées ».
Le magasin continue à exister jusqu’aux années 1950, où il doit fermer.
Sources : Geneanet ; histoires-de-paris.fr. Date de création : 2026-08-20.
Georges Sébastien URION : généalogie par mfraise – Geneanet
Georges Sébastien URION : généalogie par Jean Pierre PETIT (pygmalion) – Geneanet
