LE FLOCH PRIGENT LOÏK (1943-2025)
France

Loïk Le Floch-Prigent voit le jour le 21 septembre 1943, à Brest (Finistère). C’est le fils de Gérard Le Floch-Prigent (1914-1982) et de Gabrielle Marie Josèphe Pauline Charlotte Julienne (1922-x).

En 1967, il sort diplômé de l’école nationale supérieure d’hydraulique et de mécanique de Grenoble. Puis, en 1968, il fait des études à l’école de journalisme de l’université du Missouri-Columbia (Etats-Unis).

De 1969 à 1981, il travaille à la Délégation Générale à la Recherche Scientifique et Technique. C’est alors un militant du Parti Socialiste. Il côtoie néanmoins régulièrement Raymond Barre. En 1981-1982, il est directeur de cabinet du ministre de l’Industrie, Pierre Dreyfus. C’est alors « un zélé artisan des nationalisations ». Il gère notamment le dossier Creusot-Loire. Il se lie avec Maurice Bidermann, PDG du groupe textile qui porte son nom.

En 1982, il devient président-directeur général de Rhône-Poulenc, jusqu’en 1986. Il participe au redressement de l’entreprise qui accumulait les pertes mais redevient profitable. Par l’intermédiaire d’Alain Boublil, il se rapproche de François Mitterrand. Lorsque Jacques Chirac est nommé premier ministre en 1986, il se dit favorable à la privatisation de Rhône-Poulenc, mais il ne conserve pas son poste.

D’octobre 1988 à mai 1989, on le charge d’une mission d’étude sur l’avenir de l’industrie chimique, pharmaceutique et pétrolière française. En juin 1989, Michel Rocard le nomme PDG d’Elf Aquitaine, alors premier groupe industriel français. Il reste à ce poste quatre ans pendant lesquels la société double sa production de pétrole.

En août 1993, le premier ministre Édouard Balladur le nomme président de Gaz de France. Puis Jacques Chirac le nomme, fin décembre 1995, président de la Société Nationale des Chemins de Fer français. Mais il n’y demeure que jusqu’au 4 juillet 1996, date à laquelle, mis en examen, on l’écroue pour l’affaire « Elf-Bidermann ». Celle-ci porte notamment sur le financement de l’entreprise textile Bidermann par Elf entre 1989 et 1993.

De 1997 à 2003, il est consultant international puis, de 2003 à 2005, il est emprisonné à Fresnes.De 2005 à 2010, pour le compte de Pilatus, dans le cadre d’expertises minières, il fait de nombreuses missions dans le monde.

À partir de 2008, on l’accuse d’être le responsable d’une escroquerie impliquant Pilatus. Puis, de 2010 à 2011, il est à nouveau emprisonné à Fresnes pour non-paiement d’amendes antérieures. De 2012 à 2013, le Togo le met en détention préventive pour l’escroquerie impliquant Pilatus. En 2013, relâché pour raison médicale, il revient en France.

En 2021, plusieurs médias révèlent la possibilité qu’il soit le conseiller économique d’Éric Zemmour pour sa potentielle candidature à l’élection présidentielle de 2022. Puis, en août 2024, il participe à un débat de Reconquête lors de l’université d’été du parti. Par ailleurs, il nie les conclusions du travail du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat.

Il décède le 15 juillet 2025, à l’hôpital Cognacq-Jay, à Paris (15ème) des suites d’un cancer, à l’âge de 81 ans.

Il est d’abord en couple avec Jeanine Fournier avec qui il aura deux enfants, Fanny et Vincent. Puis, entre mars 1990 et août 1991, il épouse Fatima Belaïd avant d’épouser Marlène.

Sources : Geneanet ; Wikipedia. Date de création : 2026-03-12.

Photos

Monument

Inscriptions :

(Plaque) A notre papa, Loïk LE FLOCH PRIGENT, 1943-2025.

(Plaque) Loïk LE FLOCG PRIGENT, 1943-2025.

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Date de la dernière mise à jour : 23 mars 2026