PISSARO Paul Emile, dit Paulémile (1884-1972)
France

Paul-Émile, dit Paulémile, Pissarro voit le jour le 22 août 1884 à Éragny (Oise). C’est le cinquième fils du peintre Camille Pissarro et de son épouse Julie Vellay.

A l’âge de cinq ans, un cheval blanc qu’il a dessiné reçoit les éloges de l’écrivain Octave Mirbeau. Son père, impressionné, décide de le garder à part dans sa collection privée et dès lors il ne cessera de le soutenir dans ce qui devient sa passion.

En 1899, il va suivre des cours de peinture à Gisors (Eure). Mais il arrête après quelques mois afin d’accompagner son père dans un voyage artistique, au Havre, à Dieppe et à Rouen. Pendant les dernières années de la vie de son père, sa famille habite à Paris. Là, il étudie dans une académie d’art privée.

Après la mort de son père, en 1903, il retourne vivre avec sa mère dans leur maison d’été d’Éragny, à 30 km d’où réside son parrain Claude Monet. Celui-ci devient son précepteur et ami. Il va souvent à Giverny, où Monet lui donne des leçons de peinture et d’horticulture. Il l’encourageant : « Travaillez ! Recherchez ! Faites comme le faisait votre père. » En 1905, il débute au Salon des indépendants (dit cette année-là « Le salon des Fauves ») avec son paysage Bords de l’Epte à Eragny.

En 1908, il travaille comme mécanicien et pilote d’essai, puis comme concepteur de textiles et de lacets, activité qui lui accorde un peu de temps libre pour la peinture. Son frère Lucien, alors à Londres, lui demande de lui faire parvenir quelques aquarelles. L’intérêt montré par les amateurs britanniques l’incite à recommencer à peindre.

Avec sa jeune épouse, Berthe Bennaiché, il déménage en Bourgogne.

Réformé pendant la Première Guerre mondiale à cause de sa mauvaise santé, il profite des années de guerre pour voyager et peindre. Dans une lettre à Lucien, en 1916, il écrit « J’ai vu des choses superbes, je suis rempli d’enthousiasme ». Avec l’aide de son frère, il expose à Londres, au New English Art Club, à la galerie Baillie et à l’Allied Artists’ Association.

Sa peinture subit l’influence de Paul Cézanne qu’il rencontre plusieurs fois à Paris.

Dans les années 1920, avec ses amis artistes Kees van Dongen, Maurice de Vlaminck, André Dunoyer de Segonzac et Raoul Dufy, il voyage pendant l’été et retourne à Paris pour l’hiver. En 1924, il achète une maison à Lyons-la-Forêt (Eure), dont le jardin, la campagne environnante et l’Epte lui inspirent ses toiles.

Son style se précise vers la fin des années 1920 : tonalités mélangées et utilisation du couteau à peindre. Il travaille alors sur un bateau-atelier. Par ailleurs, Il pratique la gravure sur bois et l’eau-forte, certaines estampes sont éditées par Malcolm Salaman en 1919.

En 1930, sur les recommandations de Raoul Dufy, il visite la Suisse normande. Il tombe aussitôt amoureux de cette région du Calvados, et particulièrement de l’Orne. Ceux-ci lui offrent de nouveaux motifs pour les toiles qu’il envoie au Salon des indépendants pendant les trente années suivantes.

De sa visite du Salon d’automne de 1933, Michel Florisoone retient le nom de Paulémile Pissarro dans ce qu’il nomme « l’immuable phalange des paysagistes amoureux des frondaisons et des rivières ».

Après son divorce, il déménage, en 1934, en Suisse normande. Deux ans après, il achète une maison à Clécy (Calvados) avec sa deuxième épouse, Yvonne Beaupel (1915-2018). Ils auront trois enfants, Hugues Claude, Yvon et Véra et ses deux fils deviendront des artistes.

En 1967, Il expose individuellement pour la première fois à la galerie Wally Findlay à New York.

Il meurt le 20 janvier 1972, à Saint-Rémy (Calvados). Il repose avec son père, le peintre Camille Pissarro (1830-1903).

Merci à Thierry Engels pour la découverte de cette personne.

Sources : Wikipedia. Date de création : 2026-01-12.

Photos

Monument

Inscriptions :

Paulemile PISSARRO, né le 22 août 1884, à Eragny sur Epte (Oise), décédé le 20 janvier 1972, à Clécy (Calvados).

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Date de la dernière mise à jour : 15 janvier 2026