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Hommes de lettres - Littérateurs - Ecrivains

BEAUJOUR Félix Baron de (1765-1836)

48eme division (3eme ligne, O, 8)
lundi 12 juin 2006.
 

Diplomate et publiciste

Louis Auguste Feris, Baron Félix de Beaujour, est né à Callas du Var en 1765. Il est le fils aîné de François Féris et Anne Giraud. Il fait de brillantes études et entre au Ministère des Affaires Extérieures. C’est aussi un homme de lettres, il écrit au cours de sa vie plusieurs ouvrages dont un Aperçu des Etats-Unis au commencement du XIXe siècle, qui fait autorité en la matière.

Sous le Premier Empire, il remplit plusieurs missions diplomatiques, ainsi que sous la Restauration.Il occupe le poste de Consul général de Grèce, Consul Impérial à Constantinople, il est aussi membre du Tribunat. Il est élu député de Marseille en 1831 et est fait Pair de France par Louis-Philippe 1er. Félix de Beaujour traverse toute cette époque troublée avec plus ou moins de bonheur. En 1818, Louis XVIII le fait baron, c’est aussi à cette époque qu’il choisit le nom de Beaujour et qu’il transforme son prénom en Félix. De nos jours encore, c’est une énigme pour les historiens. Beaujour obtient tous les honneurs, en 1836, il est promu Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, il décède peu après à Paris sans laisser de descendance.

Parmi ses écrits on peut citer : Le Traité de Lunéville, le Traité d’Amiens, Théorie des Gouvernements, et voyage dans l’Empire ottoman. Il fonde en 1832 un prix quinquennal de cinq mille francs décerné par l’Académie des sciences morales et politiques. Ce prix existe toujours et est décerné à l’auteur du meilleur mémoire sur les questions dont la solution trouverait des moyens de prévenir ou de soulager la misère dans les divers pays, mais plus particulièrement en France.

Sépulture F. de Beaujour par Lassalle & Rousseau (1899)

Dans son testament, il n’oublie pas sa ville natale, Callas du Var, à qui il lègue la somme de cent mille francs destinée à la création d’un hôpital et d’une école de fille. Le fronton porte toujours l’inscription : Hôpital Beaujour.

Il repose sous un monument imposant évoquant un pain de sucre, visible de tous les points de la capitale, et qui vient d’être nettoyé en partie.