Navigation







DOUBLE François Joseph (1776-1842)

8eme division
jeudi 1er juin 2006.
 

Fondateur de l’Académie royale de médecine

François Joseph Double est né à Verdun-sur-Garonne (Tarn-et-Garonne) le 11 mars 1776. Il fait ses études à Montpellier où il accomplit son cursus universitaire et acquiert une formation de forme hippocratique dispensée en latin. F.J Double vient à Paris vers 1803. Il est d’abord apothicaire comme les trois générations qui l’ont précédé, puis devient médecin après avoir participé, comme officier de santé à la guerre contre l’Espagne en 1793.

Le périple tout à fait singulier de ce gascon le fait traverser une période qui s’étend de 1790 à 1842, riche en évènements historiques. Double expose des idées auxquelles il restera fidèle toute sa vie, sa formation est toute imprégnée des anciens auteurs, mais il soumet son savoir récent à une analyse critique personnelle.

FJ. Double participe à un concours de médecins européens en 1811, initié par l’Empereur Napoléon, en publiant un ouvrage intitulé : Mémoire sur le Croup. (Manifestation virale caractéristique de la petite enfance entre 6 et 3 à 4 ans). On lui doit aussi en 1811-1812, Sémiologie générale, traité des signes et de leur valeur en médecine. On a de lui un grand nombre de Mémoires et Rapports lus à l’Académie de médecine, notamment un rapport sur le choléra.

Selon le Docteur Suspène, auteur d’un remarquable ouvrage sur François Joseph Double, il était « l’un des médecins les plus recherchés de la capitale, et qui méritait le mieux de l’être ». Double jouit de son vivant d’une immense notoriété. Lors de la Monarchie de juillet, le Roi Louis-Philippe lui offre la Pairie, mais à condition qu’il renonce à l’exercice de son art ; il se fait un honneur de la refuser. Il est l’un des fondateurs avec Portal de l’Académie de médecine.

François Joseph Double est décédé à Paris le 12 juin 1842. Lors de ses obsèques au cimetière du Père-Lachaise, l’hommage lui est rendu au nom de l’Académie de médecine par son confrère Pariset, il se termine par ces mots : «  J’ose dire que dans la postérité la plus reculée, sa mémoire sera honorée et bénie ». Et pourtant, cent soixante années plus tard, l’éminent praticien est tombé dans l’oubli...

Sources : Le Docteur François-Joseph Double, itinéraire médical, par le Dr Michel Suspène.(2004)