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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

PELET Jean dit Pelet de la Lozère (1759-1842)

37eme division (1ere ligne, P, 34)
vendredi 19 mai 2006.
 

Homme politique, ministre de la Police

Jean Pelet dit Pelet de la Lozère est né en 1759 dans une vieille famille de souche protestante. Il est acquit très jeune aux idées nouvelles et accueille la Révolution avec enthousiasme.

Cet homme politique français est bien oublié de nos jours pourtant, il occupe une place prépondérante dans la vie politique de notre pays pendant la Révolution, le Consulat et l’Empire.

Jean Pelet est président du directoire du département de la Lozère en 1791. Il est ensuite élu député à la Convention par ce même département de la Lozère en 1792.

Il n’a pas à se prononcer au procès du Roi Louis XVI étant alors absent. Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), il est l’un des plus virulents accusateurs de Maximilien de Robespierre, entraînant la chute du dictateur.

Le 5 avril 1795, il est chargé de négocier le traité de Bâle. La même année, il est élu au Conseil des Cinq-Cents par pas moins de soixante et onze départements.

Après le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), il est nommé préfet puis conseiller d’état chargé de l’arrondissement qui englobe à peu prés notre actuel Midi, soit cinquante six départements.

C’est un adversaire résolu de Joseph Fouché, qu’il déteste cordialement et méprise pour ses intrigues tortueuses, mais il reste loyal et honnête. En 812, c’est lui qui découvre les ramifications de la conspiration du général Malet.

Au retour des Bourbons, il se retire de la vie publique. Il est nommé au portefeuille de ministre de la Police par intérim du 23 juin au 9 juillet 1815, Joseph Fouché siégeant au gouvernement provisoire. Jean Pelet sera élevé au rang de Pair de France en 1819 et reçoit le titre de comte.

Il est décédé à Paris en 1842 et repose dans la 37e division.