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Auteurs dramatiques - Ecrivains - Poétes - Hommes de lettres

ROGER Jean-François (1776 -1842)

21eme division (3e ligne, U, 18)
vendredi 18 janvier 2013.
 

Auteur dramatique et homme politique

Jean François Roger voit le jour à Langres (Haute Marne) le 17 avril 1776.

Décédé à Paris le 1er mars 1842.

Député au Corps législatif et de 1824 à 1830, auteur dramatique.

« Fils de monsieur Didier Roger, receveur des décimes du diocèse de Langres, et de demoiselle Marie Joly », il commença ses études au collège de sa ville natale et les termina à Paris.

De retour à Langres, il se compromit en composant des chansons contre-révolutionnaires, fut emprisonné avec sa famille sous la Terreur, et remis en liberté, après 17 mois de détention, il revint étudier le droit à Paris, sous la direction de son oncle, Joly, ex-avocat au parlement.

Mais il délaissa bientôt la procédure pour s’adonner à la littérature, fut attaché au ministère de l’Intérieur, et fut destitué, le 22 juin 1798, pour avoir lu en séance publique à l’Athénée une traduction en vers d’un fragment des Annales de Tacite, qui s’appliquait trop directement aux événements du jour.

Réintégré dans ses fonctions l’année suivante par la protection de Maret, il fut successivement secrétaire de François de Nantes, chef de la correspondance et du contentieux à l’administration générale des droits réunis, conseiller général de la Haute-Marne, et fut choisi, le 18 février 1807, par le Sénat conservateur, comme député de son département au Corps législatif.

Il fit partie du comité de l’instruction publique, devint, le 22 novembre 1809, par la protection de Fontanes, inspecteur général comptable de l’université. et fut créé chevalier de 1’empire le 13 décembre 1810.

Il fut un des plus empressés à applaudir au retour des Bourbons, et fut nommé inspecteur général des études le 21 février 1815. Destitué aux Cent-Jours, pour de violents articles contre Napoléon publiés dans le Journal général, il dut se cacher.

Rétabli dans ses anciennes fonctions au retour de Gand, il fut appelé aux fonctions de secrétaire général des postes le 12 septembre 1815, et entra à l’Académie française par ordonnance royale du 28 août 1817, en remplacement de Suard. En 1832 Louis XVIII lui octroya des lettres de noblesse.

Elu, le 25 février 1824, député du 2e arrondissement électoral de la Haute-Marne (Langres), il vota avec la majorité ministérielle, et échoua, au renouvellement du 27 novembre 1827, et aux élections générales du 23 juin 1830. Il rentra à la Chambre, le 20 juillet 1830, élu par le grand collège de la Corse, avec 20 voix (37 votants).

Après les journées de juillet, M. Roger fut destitué de ses fonctions de secrétaire général des postes et vit en outre son élection invalidée. Il fut remplacé, le 17 novembre suivant, par M. Abbatucci. Il se retira alors de la vie politique et se consacra à ses occupations littéraires.

On a de lui : l’Epreuve délicate (1798) ; - La Dupe de soi-même, comédie en 3 actes et en vers (1799) ; - l’Avocat (1806) ; - Vie politique et militaire du prince Henri de Prusse, frère de Frédéric II (1809) ; - La Revanche, comédie en 3 actes en prose (1809) ; - Le Billet de loterie, opéra comique (1811) ; - Cours de poésie sacrée, traduit de Lowth (1812) ; -L’amant et le Mari, opéra comique (1820). - Il a en outre collaboré à la Biographie universelle. M. Ch. Nodier a publié en 1834 les Oeuvres diverses de Roger.

Repose également dans la même sépulture : Henri-louis Roger (1809-1891)Médecin, ancien président de l’Académie de Médecine, président de l’association Générale des Médecins de France.

Sources : Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)- APPL et divers (2013).