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Dessinateurs - Illustrateurs - Graveurs

HENRIQUEL DUPONT Joseph Pierre (1747-1826)

11eme division (3e ligne, X, 20)
samedi 1er août 2009.
 

Graveur français

Louis-Pierre Henriquel-Dupont, voit le jour à Paris le 13 juin 1797. graveur et dessinateur français, il est considéré comme le grand rénovateur de la gravure française au XIXe siècle.

Entre l’âge de 14 et 17 ans, il étudie la peinture dans l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin à l’École des beaux-arts de Paris. Il se consacre ensuite pendant quatre ans à l’apprentissage de la gravure auprès de celui que l’on surnomme « le dernier des beaux burinistes », Charles Clément Balvay, qui le fait copier les grands maîtres.

En 1816 et 1818, Henriquel manque par deux fois le grand prix de gravure, ce qui le détermine à ouvrir son propre atelier et à frayer des chemins nouveaux. Sous l’influence des graveurs anglais et de Girard Audran, il tend vers « une gravure vive, spirituelle et claire ».

L. Henriquel- Dupont, gravure au burin, 1858, d’après P. Delaroche, Moïse exposé sur le Nil.

En 1831, une gravure d’après Louis Hersent, L’Abdication de Gustave Wasa, établit sa réputation et lui vaut la légion d’honneur. Il travaille ensuite pendant six ans sur la gravure que l’on tient pour son chef-d’œuvre, l’Hémicycle des beaux-arts, d’après Paul Delaroche, qui reçoit une médaille d’honneur au Salon de 1853.

En 1849, il est élu membre de l’Académie des beaux-arts. Il devient professeur à l’École des beaux-arts en 1863 et fonde la Société française de la gravure en 1868. En 1871, il est nommé président de l’Académie des beaux-arts. Artiste fervent, il grave encore à l’âge de 85 ans.

Henriquel a travaillé non seulement au burin, mais aussi dans des genres très divers : lithographie, eau-forte, aquatinte. Sa seconde originalité est d’avoir beaucoup gravé d’après ses contemporains : Paul Delaroche, Ary Scheffer, Dominique Ingres, Joseph-Nicolas Robert-Fleury, Antoine-Jean Gros, François Gérard ; ce n’est que vers la fin de sa vie qu’il s’est attaqué aux anciens tels que Véronèse, Le Corrège ou Le Caravage.

En tant qu’illustrateur, il a gravé notamment d’après Alexandre-Joseph Desenne et Achille Devéria des vignettes pour les Fables de La Fontaine et La Pucelle d’Orléans de Voltaire. Mais c’est à ses portraits qu’il doit surtout sa renommée.

L’hémicycle par P. Delaroche et gravé par Henriquel-Dupont en 1853

« Comme sujets d’estampes, Henriquel s’est adonné à deux genres, la gravure d’histoire, et le portrait pour lequel il a eu une prédilection marquée. S’il grave le portrait, il n’a pas besoin qu’un peintre lui fournisse nécessairement le modèle ; il grave aussi d’après son propre dessin, et prend place dans la glorieuse phalange des graveurs originaux qui ont exécuté le portrait ad vivum. Mais, qu’il grave d’après lui-même ou d’après un peintre, la planche est généralement traitée dans la même donnée, originale et intelligente : pour fond, le blanc pur du papier ; la tête, la physionomie modelées de près d’une pointe précise ; le vêtement rendu par une application libre et souple (méthode qui convient spécialement lorsqu’il s’agit du vêtement moderne ; les redingotes gravées en tailles rangées semblent des redingotes de fer battu). »

Il s’est éteint à Paris à Paris le 20 janvier 1892, il repose dans la 11e division.

Sources : Wikipédia et divers.