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GREUZE Jean Baptiste (1725-1805)

27eme division (1ere ligne, 14)
lundi 8 décembre 2008.
 

Peintre portraitiste

Jean-Baptiste Greuze, voit le jour à Tournus (Saône-et-Loire) le 21 août 1725. Peintre et dessinateur français.

fils d’un couvreur comme watteau. Après avoir été l’élève du peintre Charles Grandon à Lyon, Greuze s’installe en 1750 à Paris, où il est l’élève de Charles-Joseph Natoire à l’Académie royale de peinture et de sculpture.

En 1755, son Père de famille expliquant la Bible à ses enfants connaît un grand succès. Sa popularité se confirma avec d’autres toiles mélodramatiques. Diderot l’encense pour la moralité de ses sujets. Présent régulièrement aux Salons, sa réputation s’étendit largement au delà des frontières, jusqu’en Russie (l’impératrice Catherine II lui acquis La piété filiale/Le paralytique l’un des ses tableaux les plus célèbres actuellement au musée de l’Ermitage considéré comme la suite de son chef d’œuvre L’accordée de village visible au Louvre.

Son Septime-Sévère reprochant à Caracalla d’avoir attenté à sa vie (1769) lui permet d’être reçu à l’Académie en 1769. En 1792, il rencontre le jeune capitaine Napoléon Bonaparte à Paris, d’une manière que l’on ignore encore, mais vraisemblablement suite aux évènements de la prise des Tuileries, et peint ce qui allait devenir le premier portrait connu du futur empereur. Il conserva ce tableau dans sa chambre jusqu’à sa mort (ainsi que sa fille).

Greuze peignit de nombreux portraits et subit quelques critiques pour ses toiles libertines. Il s’est également essayé aux thèmes allégoriques - l’Offrande à l’Amour (1769) - mythologiques - Dana - et religieux - Sainte marie L’Égyptienne - mais sans convaincre.

La Révolution de 1789 amena la vogue de l’antique et dévalorisa son travail, le conduisant à vivre de leçons. Déjà très diminué, son grand portrait en pied de Napoléon Bonaparte en costume de Premier Consul (Musée du Château de Versailles) qu’on lui commanda à la fin de sa vie en 1803, en grande partie réalisé par son atelier (et sa fille), et reprenant le visage du portrait d’après nature de 1792, ne l’empêcha pas de mourir dans la pauvreté.

Greuze était franc-maçon et faisait partie de la loge des Neuf Sœurs.

Un thème récurrent chez Greuze est la perte de la virginité qu’il symbolisa notamment dans La Cruche cassée, Le Malheur imprévu, Les Œufs cassés ou encore L’Oiseau mort.

Ses représentations d’enfants et ses portraits sont conventionnels mais intéressants : Babuti, le Dauphin, Fabre d’Églantine, Fillette soulevant un coffre, Gensonné, Le Graveur Wille, La Liseuse, Le Libraire Babuti, Madame Greuze, Marquise de Chauvelin, Pigalle, Silvestre, Tête de garçon, Wille, Robespierre.

Les portraits du dauphin (Louis XVII) sont considérés comme les seuls et plus fidèles de l’enfant du Temple. On constate dans ces portraits l’état de souffrance et de délabrement de l’héritier du trône de France. Gaston Lenôtre les tenait pour la preuve absolue du trépas prochain du fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette.

Meilleur dessinateur que coloriste, Greuze excella dans les représentations de jeunes filles, dans lesquelles pouvaient se mêler l’innocence et l’érotisme : La Jeune Femme au chapeau blanc (1780). Malgré des compositions habiles, le recours à des gestes outranciers ou des figures pâmées, rend ses toiles moralisantes souvent monotones, quand elles ne tombent pas dans le travers du sentimentalisme.

Ses nombreuses toiles sont conservées au musée du Louvre, à la Wallace Collection, au musée Fabre, au musée Condé et au musée de Tournus, sa ville natale.

Jean-Baptiste Greuze a eu entre autres pour élèves Jeanne Philiberte Ledoux (1767-1840), Marie Renée Geneviève Brossard de Beaulieu, Charles-Henri Desfossez, Anna-Geneviève Greuze, Constance Mayer, Pierre Alexandre Wille.

Jean Baptiste Greuze est mort à Paris le 21 mars 1805.

Tombe de Greuze au cimetière de Montmartre surmontée de La Cruche cassée par Ernest Dagonet.

GREUZE ( Anna-Geneviève ), peintre de genre et de portrait, née à Paris le 16 avril 1762, morte le 6 novembre 1842.Fille et élève de Jean-Baptiste Greuze. Vécut près de son père jusqu’à la mort de celui-ci et fit preuve pour lui d’un admirable dévouement. Il est probable que beaucoup de ses ouvrages sont vendus comme étant de Jean-Baptiste Greuze.

Sources : Biographie de Greuze, Wikipédia et divers

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008)