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LAPOMMERAYE Henri de (1839-1891)

6eme division (2eme ligne, Y, 28)
dimanche 9 mars 2008.
 

Ecrivain et littérateur

Pierre Henri Victor Berdalle de Lapommeraye voit le jour en 1839.

Lttérateur, il fut le fondateur des Cours D’enseignements gratuits de l’Association Polytechnique.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages et études, notamment sur Molière.(Les Amours de Molière, Paris Jouast 1873)

Il combattit les thèses de Louis Veuillot et organisa des conférences sur le thème : Zola et le naturalisme.

20 octobre 1839. Naissance à Rouen d’Henri de Lapommeraye.

Fils d’un imprimeur de Rouen, après de brillantes études, où il est couronné grand prix du concours de rhétorique, il continue ses études à la Faculté de droit de Paris puis prend la place d’Henri Rochefort, comme employé à la Préfecture de la Seine.

Reçu avocat, doué d’une grande facilité d’élocution, et, en même temps très érudit, il songe à utiliser à la fois les connaissances qu’il avait acquises par l’étude et le don naturel de parler qu’il possède. Après avoir donné, dès 1862, un cours gratuit d’enseignement public pour les ouvriers à l’Association polytechnique, il fonde, à Sceaux, deux sections, où chaque semaine, il fait un cours de littérature. Le gout répandu dans Paris des conférences lui ouvre un débouché susceptible de concilier ses aptitudes littéraires et ses facultés oratoires. Il organise des lectures publiques au théâtre de Cluny et fait, à l’Athénée, une tentative qui lui réussit si bien que Ballande lui ouvre le théâtre de la Porte-Saint-Martin, où ses Matinées littéraires font de lui un des conférenciers les plus écoutés.

Tout en s’adonnant à ce travail d’érudit, en 1869, il écrit dans les journaux et publie des volumes facilement écrits, tels que : L’art d’être heureux, la Société de secours mutuels, les Invalides du travail.

Il donne chaque jour, sous le pseudonyme d’« Henri d’Allebert » à la Petite Presse, où il avait débuté comme journaliste, des articles ayant le même titre : Un Conseil par jour, et qui seront réunis en volume, en 1870.

Sous le Second Empire, il s’investit dans la politique, s’intéressant notamment à la restructuration du système des asiles d’aliénés sur le territoire français. Dans les dernières années de ce régime, il est attaché au Sénat pour la réorganisation du service des Pétitions, et devient chef-adjoint des secrétaires-rédacteurs, ce qui ne l’empêche pas de continuer ses travaux littéraires.

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, il est lieutenant dans les compagnies de marche, où il rend des services par sa parole entrainante. Partout où on le réclame, il est prêt à parler, et il le fait avec une chaleur patriotique des plus ardentes, multipliant les conférences au profit des blessés, pour le travail des femmes, etc.

En 1871, il est chargé du feuilleton dramatique au Bien public, et publie, un ouvrage, les Jeunes, qui a un grand retentissement.

Il reprend son modèle du « Conseil par jour » en voulant faire aussi une conférence quotidienne. Parcourant la province dans tous les sens, il porte la parole, sans prendre un jour de repos. D’une activité extraordinaire, il s’intéresse beaucoup à Molière, à sa vie aventureuse et à sa dramaturgie. En 1878, le ministre de l’Instruction publique Agénor Bardoux créé pour lui une chaire d’histoire et de littérature dramatiques au Conservatoire de musique et de déclamation.

Chargé de la critique théâtrale de la France, après qu’Émile de Girardin ait pris la direction de ce journal en novembre 1874, il donne le matin même le compte-rendu de la pièce représentée la veille au soir.

Après avoir été tour à tour employé d’administration, avocat, homme de lettres, journaliste et conférencier, Lapommeraye se dirige vers le théâtre, où ses nombreux feuilletons dramatiques au Bien public, puis à la France, mais surtout son Feuilleton théâtral hebdomadaire à la salle des conférences du boulevard des Capucines, font de lui l’un des écrivains les plus connus de Paris.

Sa bienveillance légendaire, était le reflet de la bonté de son cœur : « Maintes fois, a dit Gaston Calmette, il s’est expliqué sur cette bienveillance qu’on lui reprochait : il déclarait que la critique la plus sincère risquait souvent d’être cruelle, voire même injuste ; et il pensait que, tout en maintenant son autorité, il était possible de donner son opinion sans provoquer de blessure chez un confrère, chez un auteur ou chez un artiste. Par le charme de ses relations et la droiture de son caractère il avait acquis, l’on peut dire, la sympathie de tous ceux qui l’avaient connu. »

Sources : Paris-théâtre (édition du 15/04/1875) et Wikipedia.

Décédé le 23 décembre 1891 (à l’âge de 52 ans), il repose dans la 6ème division. Buste en bronze d’Henri de Lapommeraye par Emmanuel Fontaine.

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008)

Photo additionnelle : D. Muller (APPL 2016)

Mise à jour APPL 2019