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Révolution et Empire

FOY Maximilien-Sébastien, général (1775-1825)

28ème division (1ere ligne, R, 31)
mardi 30 août 2005.
 

Général de division, comte de l’Empire

Maximilien-Sébastien Foy est né à Ham dans la Somme, le 3 février 1775. C’est comme aspirant au corps d’artillerie qu’il entre à l’école de la Fère le 1er novembre 1790.

En 1792, il part à l’armée du Nord avec le grade de lieutenant en second au 3ème régiment d’artillerie à pied.

C’est sous les ordres du général Dumouriez qu’il fait la campagne qui le conduit à Jemappes. Il devient capitaine au 2ème régiment d’artillerie légère.

Joseph Lebon le fait arrêter puis traduire devant le tribunal révolutionnaire. Il attendra jusqu’au 9 thermidor sa libération. Il est alors réintégré dans son grade.

En 1796 et 1797, il obtient le grade de chef d’escadron à l’armée du Rhin. Il est adjudant chef puis général de brigade en 1799 à l’armée d’Helvétie. Il sert à l’armée du Rhin sous Moreau en 1800.

Il devient colonel du 5ème régiment d’artillerie légère en 1801. C’est un républicain pur et dur, il soutient Moreau et se trouve compromis. Il vote contre l’Empire, ce qui lui vaut de rester longtemps sans avancement. Foy est envoyé en 1807 en Turquie pour organiser l’artillerie de ce pays, il se distingue contre la flotte anglaise aux Dardanelles.

Il passe à l’armée du Portugal, il est nommé général de brigade après la bataille de Vimeiro (3 septembre 1808). Après son rapport sur la situation des armées en Espagne, l’Empereur le nomme général de division. Il prend une part très active à toutes les campagnes de la péninsule.

On lui doit un ouvrage en quatre volumes sur ses campagnes, aujourd’hui, presque introuvable. Il est gravement blessé à la bataille d’Orthez. Foy est nommé inspecteur général d’infanterie en 1814. Pendant les Cent-Jours, il rejoint l’Empereur et commande la 9ème division d’infanterie, sous les ordres du lieutenant général Reille, chef du 2ème corps d’armée, pendant la campagne de Belgique. Il est blessé pour la 15ème fois à Waterloo.

Après la seconde Restauration, en 1819, il devient député de l’Aisne et siège dans les rangs du parti libéral dont il est un des orateurs les plus brillants. Ses discours sont parus en deux volumes en 1845.

Le général Foy est chevalier de l’ordre du Croissant de Turquie, chevalier de Saint-Louis et Grand Officier de la Légion d’honneur.

Le général Foy est mort à Paris le 28 novembre 1825. Ses funérailles furent grandioses et donnèrent lieu à des manifestations de la part des libéraux.

Son tombeau, un des plus beaux du Père-Lachaise, est surmonté de sa statue en marbre par David d’Angers. Les reliefs sont classés à l’inventaire des monuments historiques. Malheureusement, la mise sous vitrine des reliefs, obscurcit les détails des sculptures.

Les études de têtes pour le bas-relief du "général Foy à la tribune" sculpté pour le monument funéraire du général Foy érigé au cimetière du Père Lachaise en 1831, ont fait l’objet d’une vente aux enchères sous le marteau de Maître Cyril Duval, le 10 décembre 2016 en l’hôtel des ventes de La Flèche (Sarthe). Provenance de la collection de Louis et Victor Pavie, don de l’artiste...

Sources : Maître Cyril Duval,commissaire priseur, hôtel des ventes de la Flèche, 10 décembre 2016

Détails sur le monument

D’aprés Henri Join, Paris 1877