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Sculpteurs et Fondeurs

CORTOT Jean Pierre (1787-1843)

27eme division
vendredi 4 mai 2007.
 

Sculpteur statuaire

Jean-Pierre Cortot voit le jour à Paris, le 20 août 1787. C’ est un sculpteur français.

Dès l’âge de treize ans, il fréquente l’atelier du sculpteur Charles Bridan. Parallèlement, il travaille pour les statuaires Louis Boizot, le baron Lemot, Pierre Étienne Moitte, Claude Ramey ou Philippe Roland pour lesquels il exécute des réductions de célèbres statues antiques. Devançant François Rude, il remporte en 1809 le Grand Prix de Sculpture de l’École des Beaux-Arts de Paris (ou Prix de Rome) avec une figure en ronde-bosse Marius méditant sur les ruines de Carthage.

Pensionnaire de l’Académie de France à Rome à la Villa Médicis de 1810 à 1813, il y fait la rencontre du peintre Dominique Ingres. Cortot prolonge alors son séjour de cinq ans, Vivant Denon l’ayant chargé en 1812 d’exécuter une statue colossale de Napoléon 1er. Ce travail fut abandonné à la chute de l’Empire et remplacé par une statue colossale de Louis XVIII.

De retour à Paris, Cortot exposera au Salon jusqu’en 1840. Dès leur première apparition - en 1819 - ses sculptures en marbre Narcisse couché et Pandore lui vaudront le Grand Prix de l’exposition. En 1822, le plâtre du Soldat de Marathon annonçant la victoire assoit définitivement sa réputation et l’État lui en commande la traduction en marbre. Cortot exposera ses œuvres au Salon parisien jusqu’en 1840.

Élu membre de l’Institut en 1825, il succède à Louis Dupaty comme professeur à l’École Royale des Beaux-Arts. Il sera le professeur notamment du sculpteur Pierre Louis Rouillard. Très apprécié lors de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, Cortot connaît à partir de 1830 une période d’intense activité. Il sera promu officier de la Légion d’honneur en 1841.

Son style néo-classique austère, héritier à la fois des modèles classiques de la fin du XVIIIe siècle et de la tradition gréco-romaine s’applique à de nombreuses statues ou groupes mythologiques, religieux ou tirés de l’histoire moderne, souvent de très grandes dimensions. Son art se nuança toutefois à la fin de sa vie par des tentatives d’expression plus romantique. Il eut pour élève Joseph Marius Ramus (1805-1888).

Parmi ses Œuvres citons : Daphnis et Chloé (Salon de 1827), Soldat de Marathon annonçant la victoire (1834), Marie-Antoinette soutenue par la Religion, (esquisse), L’Immortalité (1859), L’Apothéose de Napoléon Ier ou Le Triomphe de 1810 (commande de 1833), groupe colossal, arc de triomphe de l’Étoile La France, entre la Liberté et l’Ordre public, appelant à elle les génies du Commerce, de l’Agriculture, de la Paix, de la Guerre et de l’Éloquence (1841), fronton du Palais Bourbon.

On lui doit également : Louis XVI concerte sa défense avec Malesherbes, Tronchet et Sèze, bas-relief, marbre, décorant le Monument de Lamoignon de Malesherbes (1822), Palais de justice, salle des Pas Perdus.

Au cimetière du Père Lachaise, on lui doit le Monument de Jean Casimir-Perier, Jean Casimir-Perier, statue, La Justice, L’Éloquence et La Fermeté, trois bas-reliefs.

Jean Pierre Cortot s’est éteint à Paris le 12 août 1843, il repose dans la 27e division. Sa dépouille mortelle fut embaumée par le Docteur Gannal, suivant le procédé de ce dernier.

Crédit photo : Annie_photos (APPL 2008)