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Restauration - Monarchie de juillet - Second Empire - IIIe République

PARIS François Edmond, amiral (1806-1893)

67eme division (6e ligne, AA, 9)
lundi 16 avril 2007.
 

Vice Amiral,

conservateur du musée de la Marine

François Edmond Pâris, amiral et savant, voit le jour à Paris le 2 mars 1806. II entra dans la marine en 1820, fit presque coup sur coup trois grands voyages de circumnavigation et de découvertes, le premier à bord de l’Astrolabe (1826-29), sous les ordres de Dumont d’Urville, les deux autres à bord de la Favorite (1829-32) et de l’Artémise (1837-40) ; sous le commandant Laplace.

Marin, hydrographe et dessinateur habile, il concourut très activement aux résultats scientifiques de ces trois expéditions. Celles-ci, d’ailleurs, lui -fournirent les matériaux d’un ouvrage également important au point de vue, ethnographique et nautique, l’Essai sur la construction navale des peuples extraeuropéens.

Cependant, en 1833, le ministre de la Marine l’avait chargé d’étudier en Angleterre, auprès des ingénieurs et des constructeurs les plus renommés, la question des machines et de la navigation maritime, à vapeur, alors beaucoup plus avancée dans ce pays qu’en France.

Le succès de cette mission, qui ouvrait à sa carrière un nouvel horizon, lui valut, à vingt-huit ans, l’honneur de commander l’un des premiers bâtiments à vapeur de la flotte française. Les commandements du Castor (1834-36), de l’Infernal (1843), de l’Archimède (1844-46) (le premier vapeur qui ait doublé le cap de Bonne-Espérance), du yacht royal le Comte d’Eu (1846-47), du Gomer (1848), de l’Orénoque (1850), du vaisseau le Fleurus (1854), de la frégate l’Audacieuse (1856), construite par Dupuy de Lôme, enfin de la deuxième division de l’escadre, à bord de l’Algésiras (1860-61), lui furent l’occasion de recherches expérimentales et d’études fort remarquables, car elles lui permirent d’exposer les principes, alors ignorés, de l’utilisation économique et du fonctionnement du nouveau moteur et des différents propulseurs, et de fixer sur des bases certaines les règles de la conduite des machines marines et des navires à vapeur.

La plupart des ouvrages qu’il publia, notamment de 1845 à 1860 devinrent aussitôt classiques non seulement en France, mais à l’étranger, et le mirent au premier rang des initiateurs de la nouvelle marine. Membre, à quatre reprises différentes, du Conseil des travaux, il prit une part active et immédiate au développement de la flotte à vapeur rapide et cuirassée, créée par Dupuy de Lôme. Enseigne en 1826, lieutenant de vaisseau en 1832, capitaine de frégate en 1840, capitaine de vaisseau en 1846. il commanda la division du Dniepr après la prise de Kinburn (hiver 1855-56) ; contre-amiral en 1858, vice-amiral hors cadre en 1864, il fut pendant sept ans directeur général du Dépôt des cartes et plans.

Admis en 1871 au cadre de réserve et nommé conservateur du musée de marine, au Louvre, l’amiral Paris consacra les vingt-deux dernières années de sa vie à enrichir ces collections, au point d’en former un ensemble unique au monde.

Ses importants travaux l’avaient fait élire, en 1863, membre de l’Académie des sciences de Paris (section de géographie et de navigation) en remplacement de Bravais, et, deux ans après, membre du Bureau des longitudes.

L’amiral Paris est mort à Paris le 8 avril 1893. Il repose dans la 67e division avec son épouse, née Julie Populus, décédée juste un mois après lui.

Reposent dans la même sépulture : Léon Armand PARIS né le 30 août 1843 à Paris ; Lieutenant de vaisseau ; Chevalier de la Légion d’Honneur ; décédé (en mer) le 4 juin 1873 au large de Salamine (Grèce).

Prosper Léon PARIS né le 9 août 1847 à Paris ; Lieutenant de vaisseau ; décédé le 28 juillet 1900 à Paris.

Crédit photos : Portrait de l’amiral Paris : Archives de la Marine

Photo de la sépulture : Jacques_Senaeve.