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Médecins - Vétérinaires - hommes de l’Art

LIAUTARD Alexandre (1835-1918)

93eme division (1ere ligne)
samedi 17 février 2007.
 

Docteur vétérinaire

Fondateur de l’école vétérinaire américaine

LIAUTARD Alexandre François Augustin voit le jour en 1835.

Décédé en 1918.

Vétérinaire

Il était membre de l’Académie vétérinaire de France.

Alexandre François Liautard fut élève de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort puis de Toulouse.

Diplômé, il émigra aux Etats-Unis d’Amérique en 1859.

Il fut en 1863 le père fondateur de l’US Veterinary Medicine Association (devenue AVMA en 1898) et fonda l’ « American Veterinary College and Hospital » de New-York en 1875, et il édita parallèlement l’American Veterinary Review en 1877 (devenu JAVMA en 1898). C’est, sous son impulsion en 1863, que fut créée la future « American Veterinary Medical Association ».

Il a donné son nom à un prix destiné à distinguer un ouvrage étranger se rapportant aux sciences vétérinaires.

Alexandre Liautard est décédé à Paris en 1918, il repose dans la 93e division.

Thèse sur Alexandre Liautard :

L’éphéméride du Père-Lachaise 2 h · 20 avril 1918. Mort d’Alexandre LIAUTARD à la suite d’une crise cardiaque, dans sa propriété dite « la mare aux cerfs », à Bois-Jérome-Saint-Ouen près de Vernon (Eure). Il repose dans la 93ème division, face à Oscar Wilde.

Alexandre LIAUTARD est considéré comme étant le « père de la profession vétérinaire américaine » comme le mentionne la plaque sur sa tombe.

[ Alexandre François Augustin LIAUTARD est né le 15 février 1835 au n° 33 de la rue Neuve St-Augustin à Paris dans le 2ème arrondissement, devenue aujourd’hui la rue St-Augustin. En plein cœur de Paris près de la place Gaillon et de l’Opéra.

La maison, très belle, avait été construite entre 1676 et 1680 par Nicolas FROMENT, l’homme le plus riche de France de l’époque. L’hôtel avait été par la suite divisé en appartements et l’entreprise de serrurerie du père de LIAUTARD, artisan, en occupait le rez-de-chaussée.

Alexandre LIAUTARD est déjà une exception au départ. A l’époque la majorité des vétérinaires étaient issus de milieux ruraux.

Orphelin de mère à 6 ans, le jeune LIAUTARD acquière très tôt son indépendance. Il se montre très brillant dès les études secondaires. Il faut préciser qu’en 1850 moins de 2 % des garçons français âgés de 11 à 17 ans poursuivent les études secondaires. Il semble que la carrière d’Alexandre a été influencée par son oncle maternel Etienne, Gabriel VIVE, vétérinaire militaire de carrière.

En 1851 il est admis comme élève payant à l’École d’Alfort dont la renommée est déjà mondiale. Dans des promotions d’une cinquantaine d’élèves, A. LIAUTARD se classe entre le l0ème et le 20ème rang apparemment sans histoire.

Et puis survient un drame que nous n’avons pu éclairer : le 18 juillet 1855, A. LIAUTARD est renvoyé d’Alfort pour, dit l’unique archive connue, « une infraction grave à la discipline ». Pourtant il vient de terminer sa 4ème année. Il sera repris en compte par l’Ecole de Toulouse qui lui accorde son diplôme en 1856 après concours avec deux autres « délinquants » semble-t-il.

Alors commence une période de 4 années à propos de laquelle nous ne savons rien de la vie de notre héros, a-t-il été militaire ou civil ? des témoignages sont rares et partagés. Mais sûrement épris d’espace et d’aventure, de liberté aussi, il décide de s’expatrier.

Il arrive à New York en 1860. A cette époque environ vingt mille français par an partaient pour les Etats-Unis. LIAUTARD avait connu à Paris révolutions et coups d’État.

Il débarque aux U.S.A. à la veille de la guerre de sécession qui commence en avril 1861. Toutefois, cette période a été finalement très prospère pour le Nord et notamment pour New York, dont la prospérité n’a fait que croître. Bref LIAUTARD est arrivé au bon moment.

Grand travailleur et organisateur, A. LIAUTARD crée les premières Écoles Vétérinaires stables et sérieuses à New York. Il participe activement à la fondation de l’Association Vétérinaire Américaine pour laquelle il crée le journal qui nous parvient toujours très régulièrement (Javma). De ce fait l’éducation et la pratique vétérinaires aux États-Unis ont subi des influences françaises qui subsistent jusqu’à nos jours.

Marié avec une jeune fille de la« colonie » française de New York, il a eu une fille unique Marie-Louise qui a épousé également un français émigré en 1890 (Octave BOYER) venu ici pour fonder une succursale de la Grande Maison de Blanc, magasin de luxe Parisien.

En 1900 quand Octave BOYER est nommé Directeur de la Grande Maison de Blanc à Paris, bd des Capucines, A. LIAUTARD et sa femme rentrent en France avec leur fille et leur gendre qui n’eurent pas d’enfant. Alexandre, qui avait conservé la direction du Journal Américain Vétérinaire, retournait souvent aux Etats-Unis dont il n’a jamais pris la nationalité. ]

Crédit : texte de présentation de la thèse de doctorat de Mme Jeannette MITCHELL-VIGNERON soutenue le 2 novembre 1982 devant la Faculté de Médecine de Créteil.

Sources : Wikipédia et divers (Ephéméride du PL)

Photos : Wikimédia Commons

(APPL 2018)